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Bruxelles: Bujumbura n’a pas pu convaincre l’UE

Les consultations entre l’Union Européenne et le Burundi autour de l’article 96 de l’Accord de Cotonou ont pris fin dans la soirée de ce mardi, sans qu’un consensus entre les deux parties ne soit dégagé. Dans son communiqué, l’UE annonce qu’elle prendra des mesures appropriées.

“Les positions exposées ne permettent pas de remédier aux manquements essentiels de son partenariat avec la République du Burundi», mentionne le communiqué final de l’Union Européenne. Pourtant, précise le même communique, l’UE considère que les éléments essentiels repris par l’article 96 de l’Accord de Cotonou n’ont pas été respectés.

L’UE considère aussi que les positions exprimées par Bujumbura ne permettent pas non plus de répondre de façon satisfaisante aux décisions du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine du 17 Octobre et celle du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 13 Novembre.

Pour rappel, le 13 Octobre dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA s’est dit préoccupé par l’insécurité croissante et la montée de la violence, ainsi que la multiplication des atteintes aux droits de l’homme. Dans son communiqué, ce Conseil exprimait sa détermination à assurer que les auteurs de ces exactions rendent compte de leurs actes devant la justice. Le Gouvernement du Burundi avait promis d’accélérer certaines procédures judicaires. Quant au Conseil de sécurité des Nations Unies, il a adopté le 13 novembre dernier une résolution qui appelait toutes les parties en conflit à s’engager dans un dialogue franc.

La délégation burundaise à Bruxelles a promis de continuer à honorer ses engagements pris en matière de conduite du processus national de dialogue, et a aussi accepté le dialogue sous la facilitation du Président Ougandais.

Mais l’UE, à travers son communiqué, se montre insatisfait des éclaircissements apportés par le Gouvernement Burundais et semble durcir le ton face à Bujumbura. ”Des mesures appropriées seront proposées aux instances décisionnelles de l’UE” précise le communiqué.

“Dans l’attente de l’adoption des mesures appropriées, des mesures conservatoires pourraient être prises quant aux activités de coopération en cours et en limitant des activités de coopération aux actions humanitaires ou bénéficiant directement aux populations. L’engagement ferme et opérationnel du Gouvernement du Burundi à participer dans les meilleurs délais au dialogue comme d’ailleurs demandé par le Conseil de sécurité des NU dans sa Résolution 2248 du 12 novembre 2015, constituera un signal positif”, poursuit le même communiqué.

Pourtant, le gouvernement se réjouit de l’issu de ces consultations. Selon un communiqué sorti ce mercredi, le communiqué de l’Union Européenne a fait fi des déclarations du gouvernement burundais, sachant ‘qu’aucune sanction n’a été prononcée ». Pour le gouvernement, la réunion de ce mardi a permis de relancer le dialogue entre lui et l’Union Européenne.

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