Radio-Télévision Isanganiro

Il faut s’ouvrir au monde extérieur pour combattre le chômage


Alors que le chômage bat son plein au Burundi, le Président burundais Pierre Nkurunziza conseille aux chômeurs de s’ouvrir au monde extérieur pour aller travailler ailleurs dans d’autres pays étrangers.

Alors que le gouvernement a récemment annoncé qu’il ne fera pas de nouveaux recrutements sauf pour remplacement devant un nombre galopant de jeunes qui terminent leurs études, Pierre Nkurunziza a, dans une conférence publique tenue à Gitega ce mercredi, invité les Burundais à changer de mentalités et savoir que tout diplômé ne doit pas faire ce qui est en rapport avec sa formation ou sa qualification.

“D’abord, il y a beaucoup de choses à faire au Burundi, l’importance d’étudier est de s’ouvrir aux horizons afin de faire n’importe quelle activité sans complexe ou créer un emploi”, a souligné le Président, et d’inviter les “Burundais de comprendre qu’ils ne doivent pas rester dans leur pays, mais plutôt aller chercher du travail ailleurs”.

D’après le numéro un burundais, le diplôme obtenu constitue une ouverture qui permet aux nouveaux lauréat d’aller chercher un emploi dans n’importe quel pays.

“Il y a bon nombre de pays qui ont sollicité le Burundi de leur envoyer des travailleurs parce qu’ils accusent un manque d’une main d’œuvre. Il y a par exemple le Qatar, l’Arabie Saoudite et d’autres pays”, a-t-il indiqué, signalant que les Présidents de certains pays comme le Gabon et le Congo Brazzaville lui ont dit qu’ils ont besoin des agriculteurs et des éleveurs puisque ce sont des activités négligées dans leurs pays.

“Donc, aucun citoyen ne doit considérer le Burundi comme une île, il faut plutôt franchir les frontières comme le font les policiers et les militaires”, a-t-il ajouté.

Selon le Président de la République, l’essentiel est d’élaborer et de signer des conventions avec ces pays pour déterminer la nature de l’emploi et leurs salaires.

Il a profité de cette occasion pour remercier aux Burundais qui vont travailler au Rwanda, en Tanzanie, au Kenya, en Afrique du Sud même en Asie comme à Dubaï, soulignant qu’ils sont excellents mais aussi appréciés dans ces pays.

Quitter la version mobile