Bigirimana Pascal, l’une des victimes, après avoir été sérieusement tabassé, il a été mordu par un chien qui accompagnait les policierset ce lundi, il n’avait pas ou donner de la tête puisqu’il n’a pas pu avoir un document attestant qu’il a été mordu par un chien afin qu’il soit soigné. 
Au cours de cette nuit de dimanche à lundi, les policiers en patrouille au chef-lieu de la commune Gihanga, accompagnés de leur chien, frappaient les passants dans la rue qui mène vers le quartier Ragaza. Certains ont été tabassés, d’autres ont pris le large. Une source proche de la police révèle que ce serait à cause des rumeurs qui circulaient hier soir faisant étatd’éventuelles infiltrations des malfaiteurs et les policiers obligeaient les gens à rentrer afin de mieux sécuriser les quartiers. Ceux qui manifestaient une certaine résistance étaient battus.
“Je suis arrivé devant ce bistrot dénommé Kumutaka, c’était entre 20h et 21h, je me suis retrouvé dans les mains d’un policier, il m’afrappé, des gifles et des gifles, puis je me suis allongé par terre, son collègue m’a aussi tabassé avec un bâton au moment où je criais en prononçant difficilement mon nom pour expliquer que je rentrais chez moi et que je ne suis pas du tout un malfaiteur”, a raconté l’une des victimes, Pascal Bigirimana visiblement fatigué.
Il dit qu’il a été poursuivi par un chien qui l’a mordu sur la jambe quand il est parvenu à échapper. Son pied commence à gonfler.
“Je ne peux pas marcher à pieds, heureusement que mon voisin m’a prêté son vélo”, se lamente-t-il.
Il dit que l’administrateur l’a envoyé chez le vétérinaire communal chercher un papier attestant qu’il a été mordu par un chien pour se faire soigner, un papier lui refusé selon lui. “Le vétérinaire m’a orienté chez son collègue qui n’est pas là, tout ce que je sais, c’est que ce chien des policiers n’est jamais vacciné. Comment ne peut-il pas avoir de la rage?” se lamente-t-il.
Les habitants de Gihanga déplorent les faits et se demandent pourquoi ils seraient contraints à rentrer tôt alors qu’il n’y a pas de couvre-feu. Le chef de colline, lors d’une réunion de sécurité tenue ce lundi même à la commune a également présenté ce rapport selon une source proche de l’administration communale.
