La France est en train de consulter les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le texte d’une nouvelle résolution qui renforcerait la participation internationale au Burundi. La Grande-Bretagne dit qu’elle pourrait inclure “un élément de maintien de la paix ».
L’ambassadeur de France à l’Organisation des Nations Unies François Delattre a indiqué mercredi que la nouvelle résolution aura l’objectif de réduire la violence et les tensions dans ce pays de la région des grands lacs, afin de stimuler un «dialogue inter-burundais véritablement inclusif», et promouvoir le respect des droits humains.
Il a révélé à l’Associeted Press (AP) que l’envoi d’une force de police des Nations Unies au Burundi “est potentiellement une idée productive ».
Selon la même source, l’ambassadeur britannique aux Nations Unies Matthew Rycroft a déclaré aux journalistes jeudi que le Conseil doit garder les yeux craqués sur l’escalade de la violence au Burundi.
« Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit collaborer avec l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est sur la médiation et d’autres aspects qui pourraient même inclure un élément de maintien de l’ordre,” a fait savoir Rycroft à l’AP.
Les Nations Unies estiment que plus de 230.000 personnes ont fui vers les pays voisins depuis les manifestations d’avril et que plus de 430 personnes ont été tuées.
Une délégation du Conseil de Sécurité s’est rendue au Burundi au mois de janvier pour tenter de convaincre le président Burundais Pierre Nkurunziza à accepter l’envoi d’une force africaine de maintien de la paix et appeler au dialogue politique inclusif.
Le gouvernement burundais a toujours rejeté le déploiement proposé par l’Union Africaine d’envoyer des soldats de maintien de la paix dans le pays, en affirmant qu’ils seraient traités comme une force d’invasion.
