
La question de la réouverture des medias fermés au Burundi, il y a plus d’une année a été parmi celles qui ont été posées ce jeudi au deuxième vice président de la république par les parlementaires. Au niveau du gouvernement burundais, pas de réponse claire, a dit Joseph Butore lors de la présentation semestrielle des réalisations des douze ministres de son ressort.
Selon Agathon Rwasa, le 1er vice président de l’Assemblée Nationale, après le tourment de mai 2015, certains des medias ont été attaqués. Aujourd’hui, trois d’entre eux ont été reouverts dont la Radio Isanganiro et la Radio Televison Rema fm auxquelles s’ajoute la Humuriza fm de Gitega.
Rwasa ne voit pas où se situe un bloc pour que les autres ne bénéficient pas de même sort. Hon. Eduard Nduwimana qui était ministre de l’intérieur à l’époque du calvaire et actuel deuxième vice président de la chambre basse épouse l’idée d’Agathon. Il trouve qu’un médium est un instrument indispensable pour le développement du pays comme il peut en constituer d’obstacle.
Selon le deuxième vice président de la république Joseph Butore, il faut plutôt adresser la question au conseil de communication qui se charge des médias et qui ne découle d’aucun ministère. Mais il souligne que la réouverture de ces radios en décombres sera conditionnée par le respect de la loi régissant la presse.
Devant ces élus du peuple, Joseph Butore rappelle que certains de ces médias ont à répondre de l’incident du 14 Mai 2015. Ces médias encore en suspension sont la RSF Bonesha fm, la RPA, Radio TV Renaissance.
