Dans une interview accordée à la Radio Isanganiro, le conseiller principal en communication du Président de la République a indiqué que la nouvelle commission des enquêteurs onusiens est illégale comme la précédente.

“Le Burundi ne collaborera pas avec les nouveaux enquêteurs parce qu’ils ont été désignés suite à un faux rapport que le gouvernement du Burundi a rejeté”, a indiqué Willy Nyamitwe. Le conseiller principal en communication du Président de la République précise que le gouvernement du Burundi s’opposera à toute chose qui viole la souveraineté du Burundi.
La position gouvernementale n’est pas partagée avec l’opposition radicale. L’acteur politique Tatien Sibomana salue la décision du Conseil des Nations Unies des Droits de l’Homme d’envoyer les enquêteurs au Burundi. Selon lui, la mise en place de cette commission ne vient pas remettre en cause le rapport de la précédente commission. Cet opposant qui se réclame du parti Uprona trouve que le refus du gouvernement de permettre à la commission de travailler ne faire qu’empirer la situation.
Cette opposition du gouvernement burundais à la nouvelle équipe des experts onusiens intervient après que trois autres experts onusiens aient été déclarés “persona non gratta” par le pouvoir de Bujumbura. Ils avaient produit un rapport accablant sur les violations des droits de l’homme au Burundi depuis avril 2015. Le Sénat burundais avait même promis de produire un contre rapport.
La commission contestée avait été mise en place le 22 novembre courant par le président du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Choi Kyonglima pour relancer l’enquête sur les violations des droits humains au Burundi. Cette commission est présidée par Fatsah Ouguergouz de nationalité algérienne , et les membres sont Reina Alapini Gansu, un béninois et Françoise Hampson du Royaume-Uni.
