« S’aimer soi-même, aimer ce que l’on fait et aimer comment on le fait », la célèbre Maya Angelou définit-elle la clé du succès. Oui, chacun en a sa propre conception, mais « On n’est jamais totalement satisfait. C’est un processus perpétuel de la vie », trouve Audace Machado, initiateur du forum-débat pour jeunes, organisé le 24 Août à Bujumbura.

Cette confusion hante essentiellement les jeunes, animés, dans leurs âges, par l’espoir en la vie. Plus encore, au sortir de l’école secondaire ou de l’université, pas mal de jeunes se questionnent sur ce que sera leur prochaine destination. A la fois, « la vie est belle, mais pas rose », et « La vie est comme une boîte aux chocolats» (Forrest Gump) : elle est diverse. Plein de défis, d’opportunités, etc., « faudrait-il en être conscient, voire être désillusionné ou réaliste et penser agir sur son destin dès cet âge-là », Audace Machado, introduisit-il le débat organisé en partenariat avec l’entreprise « Natura ».
Entre le travail pour certains et le choix des études à faire pour les autres, l’orientation n’est pas toujours facile, dit M. Machado. Selon lui, une des exigences de la mondialisation étant la compétition, pour aspirer à la réussite, il est primordial que les jeunes débattent, apprennent, rêvent ensemble à partir des expériences vécues ou des autres, et les défis auxquels ils ont fait – ou font- face. Seulement, « Il faut organiser ses rêves, et surtout, rêver grand », conseil de Shadly Habimana, directeur chez « Natura ».
L’exemple pratique venait du comédien et animateur de radio, Mugenzi Alfred-Aubin, dit « Kigingi ». Malgré sa notoriété actuel –au Burundi et ailleurs-, il a vécu des découragements de ceux qui étaient sensés le booster. Des fois, de ses voisins, parentés ou amis. « Faut-il aimer ce que l’on fait de bien, disiez-vous », Kigingi continuait, « la persévérance me parait une autre vertu à développer ». A cela, Shadly ajoutera, « apprenons aussi à se choisir de bons modèles, et s’il est possible, les consulter ». Eh bien, c’est en partie, ce que Machado aura développé, sous l’appellation du « mentorship », quant il abordait la logique de la « Fabrique de la Réputation ».
Ainsi, ce n’est pas pour la 1ere fois qu’il organise ce genre de forum, au Burundi ou dans la sous-région. Machado préfère appeler ce genre d’échanges de « Academic » : « C’est une activité qui me parait nouveau chez nous – de par sa structure-, mais qui est très importante, surtout quand on en organise pour des catégories, ou classes bien délimitées ». En effet, il y a quelques jours, [les échanges focalisaient sur la femme->http://fliphtml5.com/vtdd/xyua/basic].
« Quoi de plus intéressant d’entendre que parmi vous, certains sont venus de l’intérieur du pays ? Que parmi vous, certains sont finalistes du secondaire, étudiants ou lauréats d’universités, agents d’entreprises, déjà entrepreneurs, etc. », lança M. Shadly Habimana de « Natura ». A l’expérience de cette entreprise agro-alimentaire au Burundi, Shadly se réjouit de son accompagnement, « d’aider les jeunes à cultiver une vision et accompagner leurs rêves par des actions concrètes ».
Au terme du forum, si la réussite n’est pas un acquis, dictat des défis liés aux « concurrences mondialistes », Machado suggère : « Qu’on soit fier de ce que l’on est, car notre situation est toujours le rêve de quelqu’un d’autre, quelque part ».
