Selon les dires de ce présumés rebelles, il s’appelle Ndayisaba Dismas, originaire de la commune Gahombo de la province Kayana. Il affirme qu’il était à la tête de l’attaque qui a couté la vie à une vingtaine de personnes en zone Ruhagarika de la province Cibitoke. 
Dans une interview qu’il a accordée à la presse ce jeudi, le nommé Ndayisaba Dismas s’est présenté comme étant un des rebelles du mouvement Red-Tabara qui opère en République Démocratique du Congo , dirigé par un politicien burundais en exil Alexis Sinduhije .
Semblant être confus sur la date de son arrestation, probablement, un certain samedi le 26, Dismas reconnait qu’il a été arrêté en RDC. Il précise que ce mouvemet Red-Tabara a son état Major basé à Kitavugampegeri en plus du poste situé à Kiryama, dans les plateaux de Murenge, et du poste implanté sur la colline Mugabo, dans les littorales de la rivière Gatobwe, toujours en République démocratique du Congo.
Anticipant sur l’attaque qui a ôté la vie à une vingtaine de personnes dont les enfants, les hommes et femmes, ce présume rebelle a affirmé devant les micros qu’en sa personne, c’est bel et bien lui qui conduisait une bande sous les ordres d’Alexis Sinduhije. “Il a donné des ordres au chef d’Etat major du mouvement, dénommé Aimé qu’il doit y avoir des massacres au Burundi. Nous avons traversé la rivière Rusizi, dans un endroit communément appelé Rweneno pour nous retrouver à Ruhagarika”, a t-il témoigné. Selon ce présumé rebelle, la bande avait pour mission de lyncher un grand nombre de hutu pour montrer qu’au Burundi, il y a toujours des tueries.
La bande était composée de 13 rebelles, armés de fusils avec un espion qui maitrisait l’itinéraire, précise Ndayisaba Dismas qui réaffirme que l’opération a duré le temps de l’arrosée par peur de l’intervention militaire qui allait peut-être les intercepter sur la Rusizi. Selon toujours ses propos, c’est le même mouvement Red-Tabara qui est auteur d’ une récente attaque à Gatumba sur la frontière burundo congolaise. Cette attaque a couté la vie d’une personne et cinq véhicules endommagés, selon le procureur général de la République qui avait indiqué à la presse qu’il s’agissait des bandits qui avaient attaqué une agence de la Bancobu et qui n’ont même pas mis les pied sur le sol burundais .
