L’affaire de gribouillage de photos qui conduit trois écolières de kirundo en prison

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    Au départ, les élèves qui étaient accusés de calcification de la photo du président de la république du Burundià l’école fondamentale Akamuri de Kirundo étaient au nombre de six. Jusqu’en début de cette semaine, certains de ces élèves restaient en prison de la province Kirundo.

    Le mercredi de cette semaine, la chambre de conseil du tribunal de Kirundo a décidé de maintenir en détention trois fillettes dont Belyse Iradukunda,Consolatte Bashirahishize et Micheline Ciza de Kirundo. Ces dernières ont été transférées ce jeudi matin à la prison pour femmes de Ngozi, cellule des mineures.

    Ce jeudi même, après le transfert, c’était le chagrin qui se faisait lire sur les visages des parents de ces jeunes écolières parmi les 6 fillettes détenues à la prison du parquet de Kirundo. Ces parents qui se sont présentés à la prison de Kirundo demandent la grâce présidentielle pour leurs enfants.

    Sur ce dossier, le représentant régional de l’association burundaise pour la défense des droits des prisonniers, AVDP, plaide pour une assistance judiciaire Dieudonné Nzeyimana demande également une enquête approfondie pour savoir si réellement la responsabilité incombe à ces mineures.

    La Fédération Nationale des Associations engagées dans le Domaine de l’Enfance, FENADEB de son coté,demande la libération des trois écolières de Kirundo accusées de gribouillage et incarcérées à la prison pour femme de Ngozi. Ferdinand Simbaruhije, secrétaire général de cette fédération regrette que la chambre de conseil du parquet de Kirundo qui les a transférées à Ngozi n’est pas parvenue à montrer des preuves de sa décision. Pour lui, au lieu de maintenir en détention ces mineures, le règlement scolaire devrait être appliqué.

    Toutefois, la FENADEB demande à tous les intervenants, de ne pas politiser le dossier. « Nous gardons confiance en la justice que l’affaire sera traitée conformément à la loi et que le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant sera considéré. Dans tous les cas, évitons d’en faire une affaire politique », twitte-t-elle.
    En 2016, plusieurs cas de gribouillages de la photo du Chef de l’Etat ont été enregistrés. Certains élèves ont été renvoyés, d’autres arrêtés en cascade et emprisonnés puis plus tard libérés.

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