Le manque du comprimé «Bactrim» inquiète les porteurs du VIH

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    Certaines personnes séropositives vivant à Bujumbura attestent qu’elles viennent de passer près de 8 mois sans recevoir un médicament appelé Bactrim. Pourtant, ce dernier a pour principal rôle de prévenir les maladies opportunistes.    

    Les différents traitements  du VIH ont pour rôle de bloquer l’évolution du virus dans l’organisme. Ils maintiennent l’équilibre entre la présence du virus dans le corps et le système de défense de l’organisme. Une personne sous traitement peut avoir une espérance de vie semblable à celle des personnes non porteuses. Le Bactrim, à son tour, a un rôle de prévenir les maladies opportunistes.

    Cependant, les personnes séropositives qui se sont entretenues avec la Radio Isanganiro indiquent qu’aujourd’hui, elles ne trouvent pas ce genre de médicaments. Elles demandent au gouvernement de faire le tout possible pour le rendre disponible.

    « Les organisations de lutte contre le SIDA qui nous fournissaient ce médicament ne le font plus. Même dans les hôpitaux de la capitale économique, ils nous affirment qu’il n’y en a pas. Par conséquent, nous tombons malades à tout moment. Les maladies opportunistes en profitent », déplore Marc.  

    Que prendre en absence de Bactrim ?

    Le Programme National de Lutte contre le Sida distingue deux sortes de Bactrim ; ceux utilisés pour la prise en charge des personnes en général ou en cas de pathologies infectieuses et celui acquis pour la prophylaxie chez les personnes  vivant avec le VIH.

    Aimé Ndayizeye, le directeur de ce programme, explique que ce dernier est donné gratuitement via les contributions du gouvernement et de ses partenaires. Il indique qu’en cas d’absence de ces comprimés, on devait donc  faire recourt à celui utilisé de façon générale. 

    « Lorsqu’il y a manque de Bactrim, on avait avisé les structures de soins pour qu’ils puissent administrer celui utilisable de façon routinière, afin de continuer à prendre en charge ces personnes.  Aujourd’hui, ce médicament existe au niveau du Central d’Achat des Médicaments (CAMEBU). On attend la fin des actions en cours pour que les districts puissent venir s’en approvisionner », précise-t-il. 

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) révèle que si l’on arrive à traiter davantage les personnes séropositives, à maintenir les traitements et à réduire leur charge virale, on peut diminuer le nombre de nouvelles personnes infectées. Ce manque de médicaments s’observe au moment où le pays chemine vers  l’élimination complète du VIH d’ici 2030.

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