Revue de presse du 28 avril 2012

    0
    549


    29 avril 1972, 21 octobre 1993, à chaque ethnie ses martyrs; l’agence Net Press parle ici de la guerre du vocabulaire.

    Rien qu’à partir du vocabulaire, tout oppose les deux principales ethnies burundaises, sur ce qui se passa à partir du 29 avril 1972 et durant les semaines qui suivirent, et ce qui se déroula après l’assassinat de Melchior Ndadaye le 21 octobre 1993. Il y a 38 ans donc, une attaque en provenance de Tanzanie visant les Tutsi s’abattit sur le Sud du pays. Dès que l’identité des assaillants fut connue, le pouvoir de Micombero se lança dans une répression aveugle de tout ce que l’ethnie hutu comptait comme intellectuels ou présentés comme tels. La communauté Hutu considère tous ceux qui périrent de cette manière, les victimes tutsi non comprises, comme des martyrs qui méritent qu’on leur construise un monument, afin d’immortaliser l’intolérance et la méchanceté des Tutsi.

    Mais le problème est que les Tutsi souhaitent également la construction d’un autre monument symbolisant lui, la cruauté des Hutu qu’ils manifestèrent de manière sanglante après l’assassinat de « leur » président, Melchior Ndadaye, le 21 octobre 1993. Des dizaines de familles tutsies périrent massacrées, des femmes enceintes éventrées, de jeunes lycéens brûlés à Kibimba, tout cela pour venger la mort d’un président que ces fœtus ne connaissaient pas.

    L’agence Net Press se demande si Hussein Radjabu est un prisonnier politique ou détenu de droit commun.

    L’ancien président du Cndd-Fdd vient de passer cinq ans derrière les grilles de la prison de Mpimba. Depuis le 27 avril 2007, il ne cesse de drainer des foules malgré son absence, tant son charisme aux yeux de ses sympathisants est resté intact, persuadés que cet homme est poursuivi pour ses opinions politiques. Selon la même agence, l’emprisonnement de l’ex numéro un du Cndd-Fdd est une ingratitude inqualifiable de la part d’un homme qui ne serait fini que par devenir pasteur quelque part à l’intérieur du pays. Ce qui n’empêche pas pourtant une partie de l’opinion de penser qu’Hussein Radjabu n’est pas aussi innocent qu’on voudrait le faire croire.

    Des rails au Burundi : un chemin de fer reliant tous les pays de l’Afrique de l’est ? Pourquoi et pour quand ? S’interroge l’hebdomadaire Iwacu.

    Après les études de faisabilité en 2009, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie, pays concernés au premier plan par la construction de ce chemin de fer coûtant 4,7 milliards de dollars, entendent lancer les travaux en 2014 pour les clôturer en 2017.

    Son tracé inclut deux voies qui partent d’Isaka et d’Uvinza en Tanzanie, pour aboutir à Musongati, puis Gitega et Bujumbura au Burundi, avant Kigali au Rwanda puis au nord Kabale en Ouganda.

    Dans son numéro du 27 avril, le journal Iwacu met en hausse le président de l’Aprodh, pierre claver Mbonimpa, pour avoir osé commanditer et publier un rapport sur les tueries commises au Burundi en 2011. Le rapport évoque 453 personnes tuées et 429 grièvement blessées. Et parmi ces personnes assassinées, poursuit l’hebdomadaire, 24 ont été tuées par des soldats ; 36 par des policiers et 69 par des civils.

    En baisse il y a le service national des renseignements pour avoir filé 24 personnes qui venaient d’être libérées par le parquet général près la cour d’appel de Gitega, en vue de les assassiner selon eux. Ils sont pour la plupart des enseignants, infirmiers et un directeur de l’école secondaire, originaires des provinces de Ngozi, Muyinga et Karusi, accusées d’actes terroristes et affirment d’être membres des partis de l’opposition.

    L’agence burundaise de presse revient sur l’élection des députés burundais membres de l’EALA. Les neuf candidats ont été adoptés mercredi par l’assemblée nationale burundaise. Cinq parmi eux proviennent du parti présidentiel, le Cndd-Fdd. Il s’agit de Jérémie Ngendakumana, Léonce Ndarubagiye, Hafsa Mossi, Emérence Bucumi, et Isabelle Nahayo.

    Le parti Uprona est représenté par deux députés à savoir Frédéric Ngenzebuhoro et Martin Nduwimana, tandis que Yves Nsabimana et Emmanuel Nengo, représentant respectivement le parti Sahwanya Frodebu nyakuri et le groupe des batwa.

    Un responsable administratif de 10 ménages pris en flagrant délit de vol, écrit l’agence burundaise de presse.

    La scène se passe sur la colline Maramvya de la colline et province de Rutana. Il a été pris en flagrant délit de vol de chèvres et appréhendé par la population qui avait l’intention de le tabasser jusqu’à la mort. C’est l’administrateur de la commune qui l’a sauvé de la colère de la population qui voulait en finir avec lui.

    Le Burundi accueille plus de 37 000 rapatriés dès le début du mois de mai. Le site de la radio Isanganiro, www.isanganiro.org, revient sur les propos de la ministre ayant en charge la solidarité nationale.
    Clotilde Niragira indique qu’elle s’est rendue personnellement en Tanzanie au camp des réfugiés de Mtabila pour sensibiliser les Burundais au retour volontaire dans leur pays. Ils commenceront à regagner le pays à partir du mois de mai. Les préparatifs nécessaires sont en cours pour leur accueil.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici