Inégale circulation de la monnaie : Une entrave pour l’accès au crédit

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    ” Les banques et établissement financiers devraient certes accorder une place choix au secteur agricole pour que l’inégale répartition de la circulation monétaire cesse, mais de prime abord, bannir à jamais les tricheries qui font parler d’elles dans le secteur bancaire” ce sont les propos d’Audace Bizabishaka le représentant du Syndicat Général des Commerçants , SYGECO ce mardi au cours d’un point de presse à propos un récent document sur l’inclusion financière au Burundi.

    Dans ce document en effet, la banque centrale en collaboration avec une association micro financière canadienne appelée “Développement international Desjardins” montrent que les banques commerciales et les institutions micro-financières évoluent sur des marchés distincts au Burundi, c’est- à- dire que les micro finances sont plus présentes à l’intérieure du pays tandis que les banques sont plus proches des villes.

    Selon ce document, le montant moyen d’épargne par client est vingt fois plus élevé dans les banques que dans les institutions micro financières. Le montant moyen de crédit y est neuf fois plus élevé par rapport à celui des institutions de micro finances .

    Un autre écart réside dans les dépôts entre ces deux types d’institutions financières.

    La BRB indique qu’avec seulement 22% des épargnants à travers le pays, les banques commerciales attirent 85% dans les caisses de l’ensemble des dépôts qui ont lieu ici et là dans le pays. Cela laisse sous entendre qu’à l’intérieur du pays la circulation monétaire est beaucoup moins prononcée qu’en Mairie de Bujumbura où se trouvent les sièges des institutions financières les plus importantes .

    Une des tares par rapport à cette pratique est, selon ce document de la BRB, la difficulté à accéder au crédit pour la population Burundaise. Pour illustration, environ 3% de la population adulte, soit moins de 15000 personnes, ont eu accès au crédit en 2011 , a-t-on souligné dans ce document.

    Quelles devraient être les innovations à mettre en œuvre pour que la population ait accès au crédit ? Le gouvernement devrait mettre en place un programme accéléré de titrisation des terrains et des bâtiments construits à travers les communes par les citoyens.

    Le gouvernement pourrait aussi intervenir dans ce secteur afin de corriger des problèmes structurels dans l’offre des services financiers et prévenir des faillites éventuelles comme cela a été observé en 2009, lit-on toujours dans ce document.

    Il devrait aussi s’assurer que les taux appliqués sur les crédits demeurent raisonnables surtout lorsque la méthode de calcul appliquée est linéaire, a-t-on indiqué à travers ce document.

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