
Désiré Musharitse,le porte parole du ministère des finances a indiqué ce jeudi que ledit ministère a donné injonction à tous les ministères de suspendre les autres dépenses de l’Etat excepté les salaires des fonctionnaires de l’Etat puisque les recettes qui entrent dans le trésor de l’Etat sont insuffisantes.
Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi, ce porte parole du ministre des finances a dit que suite à l’incendie du marché central de Bujumbura au mois de février, l’Office Burundais des Recettes ne parvient pas à couvrir les recettes attendues.
Les importations ont aussi connu une réduction sensible aussi suite à ce contexte, selon M. Désiré Musharitse.
De sa part, il est prévu une révision budgétaire de l’année 2013 au mois de juin suite à cette crise de manque de liquidité afin de l’adapter au contexte actuel de rareté de devises .
Une certaine opinion estime que cette crise est causée en partie par le manque de financement de la part des bailleurs de fond promis à Genève. Pendant la conférence de Genève pour le Burundi , les bailleurs de fond ont promis pour le pouvoir de Bujumbura plus 2, 6 de dollars américains à condition que les droits de l’homme soient garantis dans ce pays. Selon ce porte parole , les bailleurs de fonds sont en train de soutenir le Burundi. Certains de ces promesses de Genève sont déjà arrivés au pays tandis que d’autres arriveront dans les courants des mois de juin et juillet.
L’analyse macroéconomique de cette décision du ministère des finances par le président révèle que l’économie burundaise va en pâtir. L’économie Burundaise risque de décroitre davantage suite à cette situation économique non moins précaire selon Faustin Ndikumana, le président de la Parcem. Il a demandé au pouvoir de Bujumbura d’adapter les dépenses de l’Etat au contexte actuel notamment en supprimant les dépenses inutiles.



