Révision du budget 2013 : La société civile met en garde le gouvernement

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    Dans une correspondance que 477 organisations de la société civile engagées dans la campagne contre la vie chère ont envoyée au président de la république, ces organisations estiment qu’elles ne peuvent accepter le projet de loi qui sera probablement voté au palais des congrès de Kigobe en de mult irrégularités qu’il contient ce jeudi.

    Dans une conférence de presse que Gabriel Rufyiri a animé au nom de ces organisations, il a indiqué que ce projet de loi vient ouvrir la porte d’une part à la corruption et les malversations économiques et est d’autre part contraire à la constitution du moins dans certains de ces articles.

    L’article 38 de ce projet de loi stipule que les produits d’importations vont s’acquitter d’une taxe de sureté et ne précise pas la façon dont cette taxe sera exigé aux commerçants. Pour lui cela risque de constituer une brèche pour le pouvoir de Bujumbura de taxer encore mêmes les produits pharmaceutiques jusque –là exonérés.

    Gabriel Rufyiri a encore une fois déploré le fait que 7.2 milliards francs bu qui seront collectés au cours de cette devront être affectés à l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunication ARCT, une instance qui relève aujourd’hui de la présidence de la république. De la part de Gabriel Rufyri, la gestion des fonds par les instances relevant de la présidence est souvent entachée d’irrégularités qu’il serait illusoire que ce fond participe réellement au développement du pays.

    Il est aussi prévu dans ce même projet de loi la privatisation de 18 entreprises de l’Etat. Gabriel Rufyiri regrette de constater que la somme d’argent qui sera collectée à travers la privatisation de certaines entreprises comme Hôtel source du Nil , L’Office du thé du Burundi, OTB, et autres sera acheminée dans le fonctionnement des institutions au lieu de contribuer au développement économique du Burundi.

    Ce projet de loi prévoit la surtaxe des habits à plus de 70%. ” Le burundais moyen sera-t-il en mesure de se procurer les besoin sociaux vitaux au moment où même l’eau, l’électricité, les vivres, l’engrais chimique vont revoir leurs prix à la hausse” s’est encore une fois interrogé Gabriel Rufyiri.

    Ce jeudi vers 10 heures de Bujumbura, les parlementaires étaient appelés pour le voter afin de permettre au pouvoir de combler un déficit budgétaire de 101 milliards. Mercredi, les parlementaires ont passé toute la journée en discutant autour de ces points selon Révision du budget 2013 selon Gabriel Rufyiri.
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