Revue de la presse du 14 septembre 2013

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    2015, un mandat+un mandat=un mandat ?

    Dans un éditorial, le journal {Iwacu} parle de l’éloge de l’alternance. La petite phrase distillée par le président du Cndd-fdd, sur une éventuelle candidature du président Pierre Nkurunziza en 2015, chauffe la classe politique burundaise. Deux camps se sont déjà constitués à savoir ceux qui sont pour et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. Chaque camp soutient qu’il a raison et avance ses meilleurs arguments juridiques.

    Le président du parti Cndd-fdd Pascal Nyabenda dit que le mandat de 2005 ne compte pas, puisqu’il avait été élu à l’époque par le parlement. Léonce Ngendakumana, président de l’alliance des démocrates pour le changement, soutient que le président de la République est à son second et dernier mandat.

    Selon le forum pour le renforcement de la société civile, il faut prouver qu’il était président stagiaire lors de son premier mandat en 2005. L’ancien chef rebelle Agathon Rwasa, dit quant à lui que un plus un égal deux et non trois. Il s’interroge où le Cndd-fdd est en train de conduire le peuple s’il balaie d’un revers de la main tous les textes légaux.

    Le Burundi va vers le Commonwealth, écrit le site de la Radio Isanganiro qui cite une source du ministère des relations extérieures.
    Ce pays de la région des grands lacs a déjà demandé son adhésion. Il veut profiter de l’expertise de cette organisation et ne va pas perdre si jamais il est élu membre selon le site {isanganiro.org}.

    “Rien n’empêche le début de l’école fondamentale”, écrit aussi le site de la Radio Isanganiro citant cette fois la ministre de l’enseignement de base et secondaire Rose Gahiru.

    « Les difficultés dans les préparatifs sont si minimes qu’elles ne sont pas de nature à faire reporter ce projet du gouvernement à plus tard». La ministre Gahiru estime que ce programme vient corriger les imperfections que l’on observe depuis plus de 20 ans.

    L’agence {Net Pres}s parle plutôt de Perspective de l’échec garanti de l’école fondamentale.

    Le grand sujet qui taraude tous les esprits est incontestablement la grande réforme de l’école fondamentale, dont la mise en application commence lundi. Cependant, le moins que l’on puisse dire est que tous les éléments semblent réunis pour que le fiasco soit total.

    De prime abord, écrit l’agence en ligne, les esprits les plus lucides qui n’encensent pas le pouvoir actuel sont d’avis que de sérieux problèmes techniques se posent en rapport avec l’inexistence des salles de classes et du matériel pédagogique. D’autre part, certains enseignants supposés appliquer la réforme affirment ne pas savoir ce qu’ils vont enseigner à partir de lundi.

    Les violences sexuelles restent encore une réalité.
    Le magazine {Burundi Eco} écrit qu’en l’espace de dix ans jusqu’au 31 août 2013, le centre Seruka a enregistré 13.640 victimes de ces violences. La moyenne mensuelle est de 120 cas. Ces effectifs stagnent actuellement selon la représentante légale du centre Seruka, qui soutient qu’être victime des violences sexuelles n’est pas une fatalité, mais un accident comme tant d’autres.

    Ceux qui commettent les violences sexuelles sont pour la plupart les mêmes individus et sur différentes périodes, écrit {Burundi Eco} qui se réjouit qu’aujourd’hui, tout docteur a la compétence de délivrer l’expertise médicale alors qu’auparavant, ce droit était réservé aux seuls médecins du gouvernement.

    Les maladies les plus mortelles au Burundi : que faire ? C’est une question que se pose Martine Ngabirano du groupe {Zera Action}. Elle parle des maladies courantes qui sont apparemment celles qui contribuent à réduire l’espérance de vie des Burundais.

    Ainsi la première maladie est le paludisme qui, à ses yeux, devient une endémie africaine voire mondiale dans les pays en développement. Vient ensuite le Vih/sida, le diabète etc. {Zera Action} pense aussi, mais cette fois sans avoir des textes qui appuient ses propos, aux maladies du cœur, à la déficience rénale et/ou hépatique, les cancers de tous genres, les maladies de manque de discipline alimentaire ou de manque d’hygiène qui peuvent aussi tuer pas mal de personnes, et biens d’autres.

    Selon le même groupe {Zera Action}, il faudrait donner un accès à un examen général de la santé une fois par an, à toute personne de 40 ans et plus. C’est dommage qu’à 40 ans justement au Burundi, on commence à se dire qu’on se rapproche de la mort. Et c’est psychologiquement stressant ; un stress qui peut provoquer de la négligence dans son alimentation et par conséquent dans sa santé.

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