Revue de la presse du 14 juin 2014

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    Le numéro 275 du journal {Iwacu} sorti le vendredi 13 juin est gratuit. L’hebdomadaire vient en effet de célébrer ses six ans au service de l’info. Dans son discours, le directeur des publications appelle les gens à ne pas perdre la crédibilité.

    Certes six ans peuvent paraître dérisoires, indique Antoine Kaburahe, mais pour une entreprise de presse, survivre, se développer même dans le contexte politico-économique que tout le monde connaît, mérite que l’on célèbre l’événement.

    Après six ans d’existence, {Iwacu} a pas mal de produits notamment une newsletter quotidienne électronique, un hebdomadaire en français et un autre en kirundi, un magazine mensuel, un site internet, etc. Il a également lancé sa propre maison d’édition.

    Le site de la radio Isanganiro est revenu aussi sur certains mots du directeur du groupe de presse {Iwacu} qui appelle les journalistes à être les apôtres de la vérité.

    Ils doivent tout faire pour être les premiers protecteurs du métier : « soyez toujours rigoureux ; appliquez notre credo : doutez, vérifiez, confrontez, équilibrez… que vos sentiments ne prennent jamais le dessus sur la recherche de la vérité », a-t-il dit.

    A Muyinga, le Cndd-fdd se dissocie de ses jeunes zélés, écrit encore le site de la radio Isanganiro.

    Quatre hommes dont le chef de colline Kinanira en commune Giteranyi ont été arrêtés le 10 juin. Ils sont poursuivis à cause de leur probable implication dans le désordre signalé samedi 7, sur le lieu où devait se tenir une réunion du parti Frodebu nyakuri.

    Les réactions au maintien en prison de Pierre-Claver Mbonimpa s’internationalisent de plus en plus.

    L’agence {Net Press} écrit qu’après l’indignation et la consternation exprimées par les avocats du président de l’Aprodh suite à la décision de la cour d’appel de le maintenir derrière les grilles de la prison de Mpimba, c’est au tour de la communauté internationale de réagir en chaîne.

    Human Rights Watch a déclaré que les droits de l’homme au Burundi venaient d’effectuer un pas en arrière fort regrettable. Le gouvernement américain s’est dit lui aussi inquiet du sort infligé à ce grand défenseur des droits de l’homme, qui ne mérite pas du tout une telle sanction. Enfin, le porte-parole du gouvernement français a déclaré que Paris va rester « très vigilant » sur la suite des événements et notamment sur le respect du droit de la défense.

    Le journal {Ijambo} écrit qu’à quelques mois des élections, le camp Concilie Nibigira propose une solution de sortie de crise à l’Uprona.

    « Nous devrions mettre en place une plate forme de gouvernance à l’Uprona, qui pourra nous amener aux élections étant sereins », indique Gaston Sindimwo qui s’est confié à l’hebdomadaire.

    Face à la situation actuelle, Gaston Sindimwo propose une direction transitoire, collégiale et inclusive qui mènera l’Uprona aux prochaines élections étant sereins. Sinon, dit-il, si on faisait un congrès à l’état actuel, ce serait un congrès de confrontation. On y va avec dix candidats, on sortira avec dix morceaux du parti.

    {Ijambo} se demande aussi si les ex-rebelles du M23 seraient présents au Burundi.

    Il écrit que certains éléments de ce mouvement auraient quitté leurs camps de rassemblement pour se disperser dans la région des grands lacs. Ces ex-rebelles qualifiés de force négatives, seraient présents dans les villes de la sous-région, y compris au Burundi, et circuleraient librement.

    L’enseignement technique face à mille et une difficultés.

    C’est écrit par {La Voix de l’enseignant}. Ce journal revient sur la réunion des directeurs des établissements secondaires techniques qui a eu lieu à Gitega le lundi 09 juin.

    Ils ont déballé toutes les difficultés qui font le lot quotidien de la gestion des écoles sous leurs responsabilités. Ce sont notamment le manque d’enseignants, des cours qui n’ont pas de programmes, des problèmes avec les fournisseurs, des équipements et des infrastructures qui font défaut, etc. L’on croirait que l’enseignement technique n’existe que de nom, soutient notre confrère.

    Avec le même journal {La Voix de l’enseignant}, on peut parler des résultats dans les classes de 7ème année fondamentale. Ils s’annoncent médiocres.

    Et c’est dans presque toutes les écoles du pays selon l’hebdomadaire. Parmi les causes de ces échecs, les enseignants dispensent la matière qu’ils n’ont pas apprise au cours de leur formation. La formation des enseignants du secondaire a subi un mouvement chaotique au gré de changements de ministres, de nécessité du moment, de pressions des étudiants et de l’opinion publique, écrit {La Voix de l’enseignant}.

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