
Les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la vie chère s’insurgent contre la nouvelle taxe supplémentaire sur les appels téléphoniques. Au cours d’une conférence animée ce jeudi par la coordination de la campagne contre la vie chère, leurs leaders ont rappelé que cette taxe est déjà supportée par les citoyens. Cette taxe vient plutôt enfoncer le clou dans la misère des citoyens burundais et devrait être supprimée car disent-ils, « le téléphone n, est pas un outil de luxe, mais de travail ». Dans une lettre que 477 organisations viennent d’adresser au Président de la République, elles accusent le gouvernement de ne jamais répondre à leurs cris de désespoir et préfèrent toujours user de la force dans ses décision contre ses propres citoyens.
Selon les mêmes organisations cette taxe est prévue par la loi budgétaire contenant déjà des entorses. L’article 37 de cette loi stipule qu’il est institué une taxe spécifique de téléphone mobile sur le trafic national. Cette taxe étant de 42 fbu par minute. Selon ces organisations, cet article est contrarié par l’article 2 de l’ordonnance ministérielle no 540-003-2015 du 02 janvier 2015 qui stipule que cette taxe s’applique à tout appel émis depuis un réseau de communication habileté à opérer sur le territoire du Burundi quel que soit la destination à l’appel (nationale et internationale ). « C’est une violation flagrante de la loi ».
Ces organisations ont fait savoir que cette mesure de revoir à la hausse la taxe sur la communication commence à produire des effets néfastes sur les citoyens. « Toutes les compagnies de téléphonie mobile ont pris des mesures qui ne sont pas douces pour les citoyens dont la suppression des flottes et des bonus ». La coordination de la campagne contre la vie chère a prouvé que l’adage des économistes selon lequel trop d’impôts tuent l’impôt est correct. Depuis que l’Etat ait décidé en 2013 de revoir à la hausse le coût de la communication téléphonique à l’étranger, se pourrait-il que les consommations aient baissé de 75%. Pour ces organisations, c’est peut être pour cette raison que le Gouvernement vient de ramener le coût de l’appel téléphonique vers l’étranger à 0.16 dollars par minute alors qu’il l’avait fixé à 0.32 dollars par minute.
Ces organisations demandent au Président de la République de prendre les mesures conséquentes pour alléger les souffrances des citoyens déjà plongés dans une situation d’extrême pauvreté. Dans le cas contraire, ces organisations et autres confédérations syndicales font savoir qu’elles se réservent le droit d’entreprendre des actions nécessaires afin de ramener le Gouvernement à prendre des mesures salutaires. En attendant, ces organisations demandent aux utilisateurs des téléphones mobiles d’utiliser beaucoup plus les messages ( textos) que les appels.



