Muyinga/Lancement de la campagne de pulvérisation du café

    0
    604


    Les caféiculteurs de la Province Muyinga sont mobilisés à des travaux de pulvérisation de tous les vergers de café depuis lundi 19 octobre 2015, a-t-on constaté sur terrain.

    Les travaux ont été officiellement lancé en commune de Gasorwe en présence des représentants des coopératives de caféiculteurs, des administratifs. « Non seulement, le café génère des devises pour le pays mais c’est aussi une grande source de financement pour les paysans », indique un technicien de la fédération provinciale des caféiculteurs dénommée TERINTAMBWE.

    L’opération en cours vise la destruction de l’antestiopsis orbitalis, IGIFUSHI en Kirundi, insecte qui cause un mauvais goût au café, souligne Ingénieur Onesphore Bigirimana, technicien d’appui à la Fédération TERINTAMBWE.

    Selon lui, avec un mauvais goût, le café perd sa qualité et en conséquence, le produit peut manquer de débouché, autre argument pour convaincre les agriculteurs à conjuguer les efforts pour lutter contre l’insecte qu’on cherche à détruire.

    Dans cette province, des plantations de café sont localisées dans toutes les communes. Au total, autour de 24 millions de pieds de café seront pulvérisés, d’après le même technicien.

    Certains caféiculteurs croisés près des plantations en commune de Muyinga affirment que le produit à utiliser n’est pas encore disponible.

    Plus de 3200 litres sont en cours de distribution, rassure une source à la Fédération, tout a été bien programmé, indique cette source.

    De hauts dirigeants du pays ont même investi dans cette culture d’exportation. Le Président Nkurunziza possède une plantation à Murama de la commune de Muyinga, l’Ombudsman burundais Mohamed Rukara a fait planter le café à Kibongera de la même commune, précise un membre du comité de la fédération Terintambwe. Ces plantations servent d’exemple d’après M. Jean Pierre Ntabomenyereye, président de ladite fédération.

    Des millions de plants sont chaque année préparés dans des pépinières et distribués aux citoyens, souligne Ntabomenyereye. Pourtant certaines plantations sont, remarque-t-il, détruites par des habitants jugeant non rentables la culture du café et préfèrent le substituer par des plantes vivrières comme le manioc, la patate douce, le haricot…

    Dans la commune Gasorwe où a été lancé les travaux de pulvérisation, un incendie a ravagé des vergers au cours de la dernière saison sèche, d’autres pieds sont arrachés sciemment à Gasorwe comme dans d’autres contrées de la province, selon les autorités administratives.

    Des cas de désengagement face au café existent, affirme le technicien de la Fédération des caféiculteurs. « En synergie avec l’administration, on essaie de sensibiliser les agriculteurs sur les avantages du café et les stimuler à continuer à l’entretenir, ainsi les plants détruits sont de loin inférieurs aux nouvelles plantations », souligne-t-il.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici