
Le trafic des marchandises via le port commercial de Rumonge a repris depuis bientôt un mois. La réduction temporaire des frais d’accostage des bateaux est à l’origine de cette situation. Les usagers de ce port s’en réjouissent au moment où l’Autorité Maritime, Portuaire et Ferroviaire parle d’énormes pertes à l’Etat.
Des tas de marchandises couverts de tentes sont de nouveau observables presque tous les jours au port commercial de Rumonge. Les lundis et les jeudis vibrent comme c’était le cas il y a plus de cinq mois. Les bateaux de transport des marchandises surtout congolais peuvent accoster jusqu’à 6 par jour à Rumonge.
Les ministres des finances et du budget et celui ayant les transports dans ses attributions ont sorti une décision le 28 déc.15 qui est aujourd’hui appliquée et a contribué à l’amélioration du climat des affaires.
L’article 4 alinéa 1° de cette décision a permis la reprise du trafic des marchandises via ce port. Selon cet alinéa qui concerne le port commercial de Rumonge,”les propriétaires des marchandises ou produits manutentionnés dans les ports sont tenus de payer les droits de passage fixés à 1dollar américain par tonne”. C’est une somme abordable par rapport à 157dollars américains qui étaient exigés à tout bateau qui accoste dans ce port, dit Vincent Ntakirutimana, commerçant à ce port. Ceci avait créé une paralysie des activités sur ce port depuis août 2015.
Célestine Hatangimana, détaillante de Ndagala à ce port, se réjouit de la reprise des activités commerciales. Cela lui permet de nourrir ses enfants en réalisant un bénéfice journalier allant jusqu’à plus de 5000Fbu à côté d’une petite quantité de ndagala à consommer chez elle.
De son côté, Nkeshimana Hussein lui aussi commerçant à se port, dit que son commerce reprend mais à crédit. Il s’était en effet servi de tout son capital pour nourrir sa famille pendant que les activités commerciales étaient presque au point mort à ce port.
Les agents de l’AMPF à Rumonge disent qu’ils attendent le rapport d’une commission mise sur pied pour fixer des frais d’accostage abordables. Entre-temps, le gouvernement burundais est entrain de perdre selon cette source.



