Les commerçants burundais devraient songer à exporter

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    Les commerçants devaient plutôt exporter au lieu de compter sur des importations afin de faire entrer des devises au pays, suite au désistement des partenaires internationaux du Burundi qui ont suspendu leurs financements. Tels sont les propos du représentant du Gouverneur de la BRB dans la réunion que le ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme, Pélate Niyonkuru, a organisée au chef-lieu de la province Gitega ce mardi à l’intention des représentants des commerçants venus de toutes les provinces.

    Cette réunion était pour une concertation avec les commerçants afin de redynamiser le secteur commercial du Burundi.

    Dans cette réunion, les commerçants ont fait part des difficultés à obtenir les devises quand ils ont besoin d’aller à l’extérieur pour importer des marchandises.

    A cet effet, le représentant du Gouverneur de la BRB, Audace NIYONZIMA, a indiqué aux commerçants que la BRB est à court de devises. Ce cadre de la Banque Centrale a fait savoir que ceux qui ont droit aux devises sont les importateurs des médicaments, du pétrole et des engrais chimiques.

    L’autre problème soulevé par les commerçants est lié à l’activité de l’Office Burundais des Recettes, OBR. Ils disent que certains agents de l’OBR et la police ne sont pas à la hauteur de leur tâche en ce qui est du processus de vérification des produits importés.

    Cependant, le commissaire chargé des impôts intérieurs à l’OBR a fait savoir que l’année passée, 7 travailleurs de l’OBR ont été limogés et que 3 autres ont perdu leur travail depuis le début de l’année à cause de leur mauvaise conduite. Il leur a informé de l’ouverture d’un numéro vert à l’OBR afin de permettre à ces commerçants de pouvoir dénoncer les vérificateurs incompétents.

    Le commissaire régional de la police OPC1 Thaddée Birutegusa a dit qu’il est au courant que certains policiers sont corrompus et qu’ils sont sérieusement sanctionnés chaque fois qu’ils sont attrapés.

    Les commerçants ont également soulevé la rareté du sucre et la hausse de son prix. Le directeur commercial de la SOSUMO, Jean Claude Cibogoye, demande à l’administration de jouer convenablement son rôle et de punir les commerçants qui augmentent les prix comme ils veulent afin de s’assurer que le prix officiel soit respecté. Il s’agit de 1750fbu par kilo et le sac de 50 kilos est à 82 milles fbu alors que, dans un dépôt d’un commerçant, le sac de 50 kilos coûte 87 milles fbu. Ceci est tel alors que dans certains endroits un sac de 50 kilos coûte jusqu’à 100 mille fbu.

    La ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme a exhorté les commerçants de commencer à exporter beaucoup plus afin de faire entrer les devises mais également d’entrer en compétition avec les autres pays membres de l’EAC.

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