L’appui budgétaire pour le Burundi baissera en 2012, prédit le FMI

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    Au Burundi, « en 2012, l’appui budgétaire devrait accuser une forte baisse à cause des incertitudes qui planent sur l’économie mondiale », a averti une mission du Fond Monétaire Internationale qui vient d’effectuer une mission au Burundi.

    Le FMI trouve que l’incertitude de l’environnement extérieur due à la croissance anémique chez les partenaires commerciaux, à la baisse des flux d’aide et au renchérissement du pétrole, fait persister les risques de dégradation des perspectives macroéconomiques, ce qui n’est pas tranquillisant pour le Burundi, qui attend la grande part de son budget de l’étranger.

    Selon une déclaration rendue publique par Oral Williams qui dirigeait cette mission en visite au Burundi du 8 au 21 novembre 2011, «l’économie burundaise devrait afficher une croissance d’environ 4,2 % en 2011, niveau inférieur aux projections, en raison d’un affaiblissement de la demande globale attribuable à la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques».

    Malgré cela, le Burundi a beaucoup de chances à espérer. Même si l’inflation globale a grimpé à 11,7 % en septembre, l’inflation sous-jacente est restée en dessous de 10 % selon toujours le FMI, qui reste confiant qu’une reprise de la production de café et de l’activité de construction devrait contribuer à une légère accélération de la croissance à 4,8 % en 2012.

    Cependant, l’espoir de compter sur le café cause aussi un certain doute. En effet, les organisations des caféicultures dénoncent le fait que la Banque Mondiale semble forcer le Burundi à la libéralisation de cette culture industrielle, alors que les caféiculteurs, détenteurs à 100% de ce café grognent de n’être pas associé pleinement.

    «Il sera facile aux caféiculteurs de vivre sans café mais très difficile au gouvernement de vire sans café » avait lancé le président du CENAC-Murima w’Insangi, un collectif des caféiculteurs burundais, regrettant que certains caféiculteurs commencent à remplacer le café par certaines cultures suite à la déception qui a suivi la première phase de privatisation de ce café.

    En janvier 2012, le Conseil d’administration du FMI procédera à la septième revue du programme économique du Burundi au titre de la FEC et examinera la demande des autorités concernant un nouvel accord FEC pour 2012-14, selon la FMI.

    La mission a rencontré le Deuxième Vice-président, M. Gervais Rufyikiri, la Ministre des finances, Mme Clotilde Nizigama, le Président du Sénat, M. Gabriel Ntisezerana, le Ministre chargé de la bonne gouvernance et de la privatisation, M. Jean-Baptiste Gahimbare, le Gouverneur de la banque centrale, M. Gaspard Sindayigaya, ainsi que d’autres hauts responsables du pays. Elle s’est aussi entretenue avec des représentants des bailleurs de fonds, du secteur privé et de la société civile.

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