Les députés britanniques plaident pour l’aide bilatérale au Burundi

    0
    152


    Le Président du Groupe parlementaire britannique, Africa All Party Parliamentary Group, s’inquiète de la décision du gouvernement britannique de mettre le Burundi sur la liste des pays auxquels ce pays allait suspendre l’aide bilatérale depuis 2012.

    Le groupe a estimé que le refus de l’aide au Burundi ferait plus de dégâts que de bien à ce pays fragile, classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, par l’Index de Développement Humain (IDH).

    En plus, a souligné Hugh Bayley, président de Africa All party Parliamentary, le Burundi est un pays qui sort de la crise civile qui a duré tant d’années et il a encore besoin d’amis qui lui apportent un soutien, et la Grande-Bretagne devrait être parmi ceux-ci.

    Tout en soutenant l’idée du gouvernement britannique de revoir la politique d’aide bilatérale des pays du tiers-monde, Africa All Party Parliamentary a noté que certains pays comme le Vietnam et la Bosnie qui étaient en marasme économique et politique, sont pour le moment en bonne santé et par conséquent leur réanimation économique ne devrait pas causer un délaissement des pays comme le Congo, le Niger et surtout le Burundi, toujours sous perfusion économique.

    Africa All Party Parliementary dit que le programme d’aide bilatérale à certains pays devrait être combiné avec ceux des pays voisins. Ainsi, le groupe a exhorté la Grande Bretagne de combiner les bureaux du Département pour le Développement International (DFID) du Burundi et du Rwanda en un seul bureau qui serait basé à Kigali, pour créer une structure d’aide et de contrôle à ces deux pays, ce qui permettrait alors la fermeture du bureau de DFID à Bujumbura si ce n’est pas possible de le maintenir ouvert.

    Notons que l’ONG Christian Aid avait fortement condamné la décision du gouvernement britannique de supprimer l’aide bilatérale au Burundi, évoquant que le pays avait au contraire besoin d’aide comme tous les autres pays de la sous-région où « le DFID continue à investir » pour une paix durable.

    En 2011, le DFID avait donné au Burundi 12 million de livres, une aide qui avait été jugée insuffisante par l’ONG Christian Aid, comparativement à l’aide accordée par d’autres bailleurs tel que la Belgique.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici