
{{A la une du journal Iwacu deux photos : Faustin Ndikumana et Pierre Claver Mbonimpa. Comme légende « In » pour le premier et « Next » pour le second. Que pourrait bien signifier cela?}}
Faustin Ndikumana président de l’Association Parole et Action pour le Réveil des consciences et l’Evolution des Mentalités est déjà sous les verrous à la prison centrale de Mpimba pour avoir déclaré des cas de corruption dans le monde judiciaire, et Pierre Claver Mbonimpa pourraient lui emboîter le pas. Faustin Ndikumana, écrit Iwacu dans un éditorial, est l’un de rares burundais qui ose dire tout haut ce que les autres pensent tout bas, en dressant des rapports sur la bonne gouvernance et l’état de la corruption. Le journal Iwacu rappelle aussi que Juvénal Rududura, ancien vice président du syndicat du personnel non magistrat du ministère de la justice est entrain de payer les conséquences pour avoir déclaré la même chose.
S’exprimant sur l’arrestation de Faustin Ndikumana, Léonidas Habonimana, commissaire général de la brigade spéciale anti-corruption jure que son institution n’a pas collaboré dans l’arrestation de Faustin Ndikumana. Concernant les cas de corruption au ministère de la justice, ce commissaire dit que c’est un dossier pendant devant la justice et qu’il est donc tenu de garder le secret professionnel.
Le président de l’APRODH Pierre Claver Mbonipa quant à lui est appelé par le ministre de l’intérieur à prouver ses affirmations selon lesquelles, certaines armes utilisées dans certains actes proviennent du service nationale de renseignement. Ce défenseur des droits de l’homme et des détenus devrait se présenter au parquet de la république en Mairie de Bujumbura ce vendredi, mais cette comparution a été reportée pour lundi.
{{Dans la province Bubanza, le commissaire provincial est accusé d’enlèvement, écrit le journal Iwacu.}}
Tout commence en décembre 2011, quand un certain Etienne Barahinduka a été enlevé par des ravisseurs qui n’ont pas été connus et ont exigé un rançon de 15 millions de franc burundais pour le libérer.
Ce père de six enfants habitant Ngagara en ville de Bujumbura avait été enlevé alors qu’il se rendait à Gihanga où se trouve sa ferme.
D’après les sources d’Iwacu, l’un des prétendus rebelles aurait déclaré que la réunion pour le kidnapper se tenait à Carama chez le commissaire Rémégie Nzeyimana.
Cependant le lieutenant colonel Richard Banyankimbona, commandant de la 110ème brigade qui a libéré Barahinduka précise que lors de la libération de Barahinduka, le commissaire les a appuyés en assurant la sécurité sur la route Cibitoke-Bujumbura.
{{Les préparatifs de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance du Burundi au cœur d’une rencontre entre les gouverneurs de province et le secrétaire permanent du ministère de l’intérieur.}}
C’est l’agence Net Presse qui l’écrit. Cette réunion a eu lieu ce mercredi. Le secrétaire permanent de ce ministère Evariste Nsabiyumva a demandé à chacun des gouverneurs de présenter sa feuille de route dans la perspective du grand événement du 1er juillet 2012 attendu par tous les Burundais.
Et dans la réunion du Chef de l’Etat avec les natifs de Muyinga, jeudi 2 février 2012, le Renouveau du Burundi écrit que les échanges portaient sur les points en rapport avec la stratégie nationale de bonne gouvernance, le cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, les idéologies du Prince Louis Rwagasore, les projets de développement à présenter lors des festivités du 50ème anniversaire de l’indépendance du Burundi et la vision 20-25. Le président de la république, a indiqué que cette année, le Burundi doit marquer un pas historique dans tous les domaines de la vie nationale.
Net Press ajoute qu’une commission chargée des préparatifs de ce 50ème anniversaire de l’indépendance a déjà été mise en place.
Le chef de l’Etat a désigné le 1er février 2012, une commission de 30 personnes chargées de préparer les festivités qui marqueront le 1er juillet 2012, le 50ème anniversaire de l’indépendance du Burundi en vu d’en faire une des plus grandioses depuis 1962.
{{Grogne des commerçants de Cibitoke, écrit l’agence Burundaise de presse.}}
Ces commerçants affirment qu’ils payent des taxes aux communes et à l’Office Burundais des recettes. D’après les administrateurs communaux, depuis que les communes sont devenues des entités administratives décentralisées, les taxes constituent une partie importante des recettes qui font vivre les communes. Comme solution, les uns souhaitent faire comme au Rwanda, c’est-à-dire payer les impôts à l’OBR et l’OBR donne à son tour un certain pourcentage aux communes.
{{Parlant toujours des taxes, les importateurs du lait rwandais sont fâchés contre l’OBR, écrit l’hebdomadaire Iwacu.}}
Ces importateurs expliquent que sur un bidon de 5 litres, ils gagnent 200 francs burundais mais l’OBR leur fait payer 520 francs burundais, alors que même le code la communauté est africaine empêche de taxer les produits originaire de cette communauté.


