L’Université du Burundi ouvre ses portes sur fond de problèmes et d’espoirs

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    L’Université du Burundi fait face à pas mal de défis, selon les discours de circonstance du recteur de cette université, du représentant des étudiants, du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, mais aussi du Deuxième Vice Président de la République du Burundi, ce jeudi matin à Kiriri, l’un des grands campus de cette université publique, qui abrite actuellement plus de 15.000 étudiants.

    Selon les discours de circonstances, l’Université du Burundi est restée la même en terme d’infrastructures, alors que les effectifs des étudiants ont augmenté, passant de 100 étudiants en 1965, à 15.000 étudiants en 2011, selon le Recteur, Dr. Gaston Hakiza, dans son discours.

    Le Ministre de tutelle, Dr. Julien Nimubona quant à lui, déplore que chaque année les effectifs des étudiants augmentent alors que les infrastructures, elles, ne suivent pas le même rythme de croissance.

    «Je voulais dire au Recteur de l’Université que, pour cette seule année académique 2011-2012, il y aura plus de 1.500 nouveaux étudiants».

    Selon lui, donc, c’est une bonne nouvelle pour le pays, mais une bonne nouvelle qu’il faut gérer avec prudence.

    Au moment où cette institution académique se trouve à la croisée des chemins, suite aux politiques d’intégration régionale, qui vont de paire avec les réformes y relatives en matière de l’éducation, mais aussi l’instauration de la nouvelle politique dénommée LMD (Licence- Master-Doctorat), Rumuri connaît une carence d’équipement informatique.

    En plus, cette pépinière connaît des difficultés liées à l’insuffisance de la bourse d’étude de ses étudiants. Selon le représentant général des étudiants de cette université du Burundi, la bourse est plus que maigre (30.000F ou 21 $), alors que le coût de la vie s’est multiplié par deux voire par trois depuis cinq ans.

    La réalité du marché ayant changé, les étudiants externes ne sont plus à mesure de faire face à la montée exponentielle du coût de la vie, au Burundi en général, et à Bujumbura en particulier, selon le représentant général des étudiants, dans son allocution.

    « Nous demandons la majoration de la bourse des étudiants », souligne le représentant des étudiants, une demande suivie d’un vent et bruit d’applaudissement des étudiants qui étaient eux aussi présents dans cette salle des fêtes du campus Kiriri ce matin à Bujumbura.

    Entre temps, les séquelles de la fouille perquisition au sein du campus Mutanga, en octobre dernier.

    Le président des étudiants, demande des actions immédiates contre ceux, de près ou de loin, ont fait que deux étudiants soient tués dans ce raid de la police, un raid qualifié de mal organisé par les étudiants eux-mêmes.

    Bref, l’université du Burundi enregistre beaucoup d’étudiants mais peu d’enseignants et infrastructures. Elle connaît aussi un manque de stabilité de la part des enseignants qui préfèrent souvent aller voir un léger mieux ailleurs, suite à l’insuffisance des salaires.

    {{Quelques efforts et réalisations}}

    Gaston Hakiza loue des progrès spectaculaires réalisés dans cette université: des recherches sur le VIH SIDA, en agronomie, surtout dans le domaine des cultures modernes, la création des programmes de maîtrise, dans pas mal de facultés surtout en droit de l’homme, en journalisme, en Biologie et ailleurs.

    En plus, l’université du Burundi s’équipe petit à petit (quoique à pas de tortue) en équipement informatiques, pour faire face aux défis liés au manque d’outils des TIC, au moment où certains étudiants n’ont aucune notion sur l’ordinateur.

    Dans le future, cette université va recevoir de la Chine un Institut Confucius au campus Mutanga, un Institut du Développement offert par l’Inde, et surtout la mise en place d’une école doctorale dans cette université et qui va diplômer au moins 1.500 étudiants cette année, une bonne et mauvaise nouvelle, suite au chômage qui les guète.

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