La REGIDESO relègue à l’écart la misère de la population

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    Les confédérations syndicales COSYBU et CSB, ainsi que les organisations non gouvernementales ABUCO et OLUCOME, viennent d’envoyer une correspondance au Deuxième Vice-président de la République à travers laquelle elles demandent au gouvernement d’initier un dialogue {dans moins de huit jours} afin de dégager des solutions concertées face la ré-augmentation des prix de l’eau et de l’électricité dans les ménages qui commence à partir de mars 2012.

    Dans cette correspondance, ces organisations regrettent que la REGIDESO ait revu à la hausse les prix à raison de 101.5 % et 141.5 % respectivement pour l’eau et l’électricité en reléguant au second plan les clauses du 29 Août 2011.

    L’OLUCOME et l’ABUCO avec cette institution s’étaient en effet convenus que la revue à la hausse de ces produits par la REGIDESO allaient être conditionnée par les résultats d’un audit organisationnel, financier, comptable et informatique, qui allait y avoir lieu et dont le processus de recrutement était en cours pour le moment.

    Ces organisations relèvent aussi un ensemble d’interrogations qui jalonnent cette décision de revue à la hausse des prix de l’eau et de l’électricité.

    “Pourquoi depuis 1994 jusqu’en 2011, la REGIDESO n’a pas pensé à la construction de nouveaux barrages alors qu’elle n’a cessé d’augmenter les prix de l’eau et d’électricité prétendant trouver une solution au déficit de l’énergie au Burundi?

    “Les citoyen burundais sont accablés par une paupérisation sans précédent consécutif à la flambée des pris des produits de première nécessité et la hausse des taxes; est-ce que dans ces conditions, il est opportun de prendre une telle mesure de ré-augmentation?”, demandent la COSYBU, la CSB, l’ABUCO et l’OLUCOME.

    Ces confédérations et organisations “engagées dans la campagne contre la Vie Chère au Burundi” disent que les parts d’augmentation des tarifs auraient pour objectif de camoufler la mauvaise gestion qui caractériserait l’institution et ont lieu d’une manière excessive sans se soucier de la misère de la population.

    Elles déplorent que cette hausse des prix n’est que l’une des stratégies arrêtées par le gouvernement et le parlement pour échapper au payement de l’impôt professionnel sur les rémunérations, au moment où le projet en rapport avec l’harmonisation des salaires se fait toujours attendre et ne reste qu’un rêve.

    Ces confédérations syndicales et organisations prévoient une marche manifestation selon les lois et règlements en vigueur au Burundi au cas où le gouvernement n’engagerait pas le dialogue dans les délais proposés.

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