
Le porte-parole du procureur Général, Elie Ntungwanayo, demande aux médias de se garder de commenter sur le dossier «Ernest Manirumva» reconnaissant, néanmoins, que les journalistes n’ont encore pas commis de faute professionnelle en traitant ce dossier qui sème plus de salive et d’encre notamment du coté dans la société civile. «Mais, sachez qu’à chaque fois que les personnes en parlent sur les médias, le public aurait tendance que le ministère public est absent dans ce dossier,» a-t-il dit dans une conférence de presse tenue ce jeudi.
Alors que les journalistes ont plutôt cherché à savoir pourquoi le ministère public n’a pas enquêté sur les personnalités citées dans ce dossier comme l’avait recommandé les agents du FBI, Mr Elie Ntungwanayo dit que cette doléance n’a pas été ignorée du tout, mais qu’elle se trouve parmi d’autres pistes de recherches.
Ernest Manirumva a été sauvagement assassiné dans la nuit du 8-9 avril 2009 par des gens inconnues et certaines hautes personnalités au sein de la police et du service national des renseignements ont été impliquées dans le dossier, mais en vain. Au moment où d’autres personnes croupissent dans la prison sans être écoutées sur ce meurtre, alors que d’autres dossiers, comme celui relatif au meurtre du capitaine Pacifique Ndikuriyo, auraient d’ailleurs été classés sans suite, le porte parole conseille à plus de patience, réitérant plutôt le respect des procédures. «L’autorité peut à tout moment revenir sur sa décision,» indique-t-il.


