
La fouille a commencé mardi le 3 Avril 2012 à Tankoma situé à 4 Km du centre ville de Gitega. Avant de se rendre sur terrain une équipe d’experts Belges, dont certains agents de la police fédérale Belge en compagnie des agents de la police nationale Burundaise, ont animé la veille une conférence de presse dans les enceintes du ministère de la culture, jeunesse et sport. C’était l’occasion d’annoncer officiellement le début des travaux de recherche des restes du Roi Charles NDIZEYE NTAREV.
Le ministre Jean Jacques NYENIMIGABO a précisé que l’objectif de ce travail est de permettre à la famille du Roi et au Peuple Burundais d’enterrer dignement le dernier monarque Burundais, un pas significatif dans le cadre de la vérité réconciliation.
Le professeur Jean Jacques K. chef de la délégation Belge a indiqué que les résultats seront conditionnés par la qualité des témoignages sur l’exactitude de l’endroit à fouiller.
Le site de Tankoma a retenu l’attention des chercheurs suite à un certain nombre de témoignages des anciens prisonniers qui ont affirmé avoir participé à l’enterrement du Roi Ntare V à cet endroit.
Trois emplacements ont été indiqués par les témoins, mais ils ont été abandonnés car les chercheurs se sont rendus compte qu’ils sont entrain de creuser dans un cimetière. D’autres témoignages indiquaient qu’il faut chercher les restes du dernier roi du Burundi dans le camp militaire de Gitega, d’autres encore évoquaient qu’elle se trouve dans la prison centrale de Gitega.
A ces trois endroits les restes du Roi NtareV n’ont pas été trouvés.
Mardi le 10 Avril, la mission des chercheurs Belges s’est clôturée sans résultats. Ils sont retournés en Belgique avec quelques échantillons prélevés sur les restes de la Reine Mère Baramparaye et de la Princesse Rose Paula Iribagiza qui serviront à identifier les restes du roi NtareV au moyen d’un test ADN une fois que ces restes seront trouvés.
Loin de dire que cela a été un échec, le ministre de la Jeunesse et Culture a indiqué que le résultat est positif car une telle activité a brisé le tabou. Les gens ont en effet manifesté la volonté de témoigner ce qu’ils savent sur cet assassinat, un aspect positif dans la recherche de la vérité et réconciliation. Il encourage d’autres personnes qui auraient des informations fiables à témoigner sans craintes, car il n’y aura pas de poursuite judiciaire.
Au terme de cette mission, le ministre Nyenimigabo a reconnu qu’il fallait une enquête professionnelle pour identifier l’endroit exact avant d’entamer la fouille au lieu de se fier aux simples témoignages qui pourraient avoir de multiples motivations.
La fondation Ishaka regroupant les membres de la famille Royale et les policiers Burundais vont continuer les recherches. L’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi a promis que son pays restera au côté du Burundi pour mener à bout cette mission.




