
Le personnel de la Régie des Productions Pédagogiques crie à une mauvaise gouvernance de cette institution dont les conséquences risquent de se répercuter inéluctablement sur lui. Selon le personnel rencontré sur place, la RPP ne fabrique plus de livres, il ya maintenant trois mois. Le stock est vide comme nous l’avons remarqué. Le personnel de la RPP indique que le Directeur Général de cette institution est à la base de sa mauvaise gestion qui, aujourd’hui, y fait parler d’elle. Il fait fabriquer les livres dans les industries des pays d’ailleurs comme les Iles Maurices de la part de ces personnes. A son arrivée à ce poste, le chef de cette institution a fait doubler les salaires pour lui et pour son personnel administratif de la part des personnes rencontrées sur place.
Le personnel doute d’un probable licenciement qui est sur le point d’avoir lieu à cause des pertes enregistrées par l’entreprise. Malheur ne vient jamais seul dit on, ces personnes disent qu’elles ont contracté des crédits de type collectif et se demandent la suite qui sera réservée à cette situation au moment de leur licenciement.
Pour Domine Niyonsaba, représentante du Syndicat des travailleurs de la RPP, STRPP, il est toujours possible de sauver l’entreprise. « Même la Société Sucrière de Moso, Sosumo qui était à bord de la faillite fonctionne normalement aujourd’hui,» dit-elle.
De la part de cette syndicaliste, au lieu de mettre à la porte les travailleurs qui n’ont aucune responsabilité dans la faillite de l’entreprise, les responsables en chef de celle-ci devraient plutôt en boire la coupe.
Le directeur Général de la RPP dément les reproches qui lui sont adressées. Selon lui, la RPP a enregistré une plus value qui s’élève à plus de 568 millions de nos francs alors qu’elle n’a pas de monopole du livre comme dans le passé. Le problème de la RPP actuellement se situe au niveau de l’accès au marché pour la fabrication des livres selon lui.
La RPP a un personnel qui se chiffre à 81. Dans le temps elle fabriquait les livres destinés aux écoles primaires et secondaires, un travail qui aujourd’hui se trouve entaché de multiples difficultés malgré la présence des machines en bon état.



