
La quantité des produits agricoles exportés est basse selon le chargé de la promotion de l’exportation au sein de l’Agence burundaise de Promotion des Investissements, API, Eddy Patrick Bakina dans une interview ce matin à Bujumbura, en marge d’un forum tripartite API-FAO-CTB.
Selon lui, le pays doit songer à diversifier les cultures d’exportation en plus du thé et du café, qui, selon lui, font face à une forte compétition des autres pays exportateurs.
« Nous allons promouvoir la culture des légumes et des fruits, nous allons promouvoir la culture des olive pour l’huile,» souligne Bakina.
L’API propose le regroupement des terres pour avoir de grands espaces cultivables, afin de faire face à un manque criant de denrées alimentaires.
Citant le plan d’investissement agricole lancé dernièrement en mars 2012, un plan qui va couvrir la période allant de 2012 à 1017, la ministre du commerce et d’industrie, Victoire Ndikumana, dit que le pays a fait un pas en avant dans l’intensification «des cultures traditionnelles d’exportation comme le thé et le café, le développement et l’intensification des filières animales et vivrières », le développement des «infrastructures d’appui à la production telles que la transformation, la commercialisation, le stockage, (…) », et enfin la création d’un « environnement incitatif à l’investissement ».
Le Burundi vit essentiellement de l’agriculture et de l’élevage et plus de 22% de la population burundaise connaît une famine cyclique et chronique depuis un certain temps, sans espoir d’en sortir.
L’Agence de Promotion des Investissements au Burundi fait savoir que 90% de la population burundaise vit de l’agriculture, le considérant comme un secteur qui emploie plus de monde mais avec peu de succès.
Actuellement, selon l’API, il est possible de faire son entreprise en une journée, alors qu’avant l’instauration de l’API, cela pouvait prendre plusieurs mois.



