
« L’article 5 de la loi portant création de l’institution de l’ombudsman oblige le président de cette institution ne pas révéler les sources qui relève du fonctionnement de celle-ci pendant et après l’exercice de ses fonctions » ce sont les propos Mohamed Rukara ce dimanche 27 juillet 2012.
Cette date était depuis deux semaines attendue car l’Ombudsman avait promis de dire publiquement les personnes qui avaient cherché à l’éliminer. Hélas, il n’a donné aucune personne contrairement à sa promesse.
Dans cette information qui avait défrayé la chronique ces derniers jours, l’ombudsman Mohamed Rukara avait dit que suite à son implication dans la lutte contre la corruption et les malversations économiques des personnes avaient cherché à l’éliminer.
Des diplomates accrédités à Bujumbura aux membres de la société civile en passant par les autorités politiques de ce pays, beaucoup avaient à tour de rôle effectué des visites pour s’imprégner de la situation sécuritaire de l’ombudsman.
Domitien Ndayizeye , l’ancien président de la république du Burundi avait dit que « si aujourd’hui l’ombudsman a peur de sa sécurité, la lie du peuple qui le plus souvent n’a pas de cadre d’expression de ses mésaventures se trouve dans une situation davantage dure ».
La société civile, par la voie du vice présidente de l’OAG, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, PR Gertrude Kazoviyo après avoir observé le retard de l’institution à révéler les personnes qui avaient cherché à tuer l’Ombudsman a parlé de quiproquo qui caractérisait les institutions du pays .
Selon elle, au moment où la population cherchait à savoir la vérité sur la sécurité de cette personnalité, le porte parole du gouvernement de Bujumbura avait dit qualifié de rumeurs les propos de porte parole de l’ombudsman sur sa sécurité.
Jérôme Ndiho , en jouant sur le temps avait au fur et à mesure changé de ton. Il avait dit que le président avait renforcé sa sécurité et que par conséquent la sécurité de l’ombudsman était garantie en ajoutant tout de même que d’ici peu Mohamed Rukara était prêt à dire les personnes qui allaient mettre fin à sa vie.
Les étudiants de l’université du Burundi sont clairs. Ce dossier
est entaché de beaucoup de zones d’ombres. Pour eux l’ombudsman burundais a été intimidé. Le fait de se servir de la loi qui régit l’institution n’est qu’un alibi de la part de ces étudiants. Quand il a fait appel aux médias des difficultés qu’il encourraient sur sa sécurité il connaissait déjà le contenu des textes de loi qui régit déjà cette institution.
« Désolé la lutte contre la corruption et les malversations économiques risque de ne pas avoir lieu. » ont-ils déploré.




