Revue de la presse du 26 mai 2012

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    Revue de la presse du 26 mai 2012

    Justice n’a pas été rendue à l’issue du procès sur le meurtre d’un militant.
    L’agence Net Press revient sur le communiqué de presse de 20 organisations de défense des droits humains dont 7 à l’échelle internationale, qui condamnent la décision rendue le 22 mai, au terme du procès des personnes accusées d’avoir tué Ernest Manirumva. Pour elles, il s’agit d’une occasion manquée de rendre la justice. Elles regrettent également que des éléments de preuve potentiellement importants n’ont pas été pris en considération.

    Le directeur exécutif du Projet des défenseurs des droits humains de l’Est et de la corne de l’Afrique explique que le parquet a obstinément ignoré les appels l’exhortant à enquêter sur de hauts responsables des services de sécurité et de la police nationale susceptibles d’avoir été impliqués dans le meurtre de l’ancien vice-président de l’Olucome. Ces organisations relèvent notamment les pistes et recommandations des rapports du Fbi américain, qui a apporté son aide lors des investigations et d’une commission d’enquête établie par les autorités burundaises.

    Sur 14 personnes, 8 ont été condamnées à l’emprisonnement à perpétuité ; 3 à une peine de servitude pénale de 20 ans pour complicité dans l’assassinat, et 3 autres à 10 ans de prisons pour manquement à la solidarité publique. Selon l’agence burundaise de presse, le président de l’aprodh qualifie le jugement de honte pour un pays. Pour lui, le procès a été téléguidé par les commanditaires de l’assassinat.

    Refus des soins aux prisonniers par l’hôpital prince régent Charles: L’agence Net Press parle d’un scandale de nature à révolter la conscience humaine.
    Habituellement, les prisonniers sont à charge de l’Etat. Pour cela, le gouvernement, via le ministère de la santé publique, s’était convenu avec cet hôpital pour administrer gratuitement des soins aux détenus, ledit ministère se chargeant de payer par la suite. Pour le moment, seuls les prisonniers qui fréquentent des hôpitaux privés se font soigner à leurs propres frais. Depuis près de 2 semaines, l’hôpital prince régent Charles aurait décidé de ne plus accueillir des prisonniers malades.

    Actuellement, toutes les dépenses de l’Etat sont centralisées au ministère des finances et la procédure de paiement prend énormément de temps, d’où les prestations de cet hôpital n’auraient pas été payées à temps. En effet, l’hôpital accuse de beaucoup d’arriérés si bien qu’il a décidé de suspendre l’assistance aux prisonniers.

    Dans l’attente des révélations promises : A travers le numéro paru vendredi, l’hebdomadaire Iwacu écrit que la population attend avec impatience les révélations promises par l’ombudsman burundais, pour donner les noms des corrompus qui veulent l’éliminer. Cette semaine a également été marquée par la victoire de l’armée sur les bandits armés.

    Nous persistons à croire que la violence, d’où qu’elle vienne, ne résout rien. Selon l’hebdomadaire, seul le dialogue permettra au Burundais d’arriver à une paix durable.

    Cinq burundais armés de fusils sont gardés dans une celule du 104ème régiment militaire de Luvungi en RDC. Ils accusent le directeur général adjoint de la police et le commissaire provincial à Cibitoke, de les avoir envoyés pour traquer des Fnl.

    25 personnalités burundaises ont été invitées à participer dans un atelier sur les principes de leaderships, du 28 mai au 2 juin de cette année en suisse. Parmi cette délégation figurent les 4 anciens chefs d’Etats burundais selon l’agence burundaise de presse (Abp).

    Le président de l’initiative et changement Burundi Augustin Nzojibwami, précise que personne n’y a été invité du fait de son appartenance politique. Simplement le siège central de l’initiative et changement internationale, a ciblé au Burundi des personnalités jugées influentes dans la gouvernance du pays et censées être dotées des catalyseurs de changement au sein de la société burundaise.

    D’autres personnalités invitées à cet atelier sont notamment le président du Cndd-fdd au pouvoir, Niyoyankana de l’Uprona, mais aussi ceux de l’Adc-ikibiri comme Léonce Ngendakumana et l’ancien chef rebelle Agathon Rwasa. Les représentants des 3 principales confessions religieuses mono-ethniques catholiques, protestantes et musulmanes ont également été invités.

    Le site de la Radio Isanganiro revient sur les 13 élèves filles en grossesses renvoyées de l’école à Karusi. Toutes les 13 sont du Lycée de Gitaramuka. La décision de les renvoyer a été prise par la direction de l’école en collaboration avec l’Assemblée des parents.

    C’est la désolation du côté de la direction provinciale de l’éducation, qui indique que c’est la première fois qu’on enregistre un nombre aussi élevé de filles en grossesses à une même école et dans une même période. Selon la direction de l’école et la DPE, les causes de ces grossesses sont liées à la pauvreté qui pousse les filles à s’offrir aux petits commerçants et fonctionnaires de la localité pour assistance en échange avec des rapports sexuels.

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