Le Burundi s’active pour la mutation vers le numérique

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    La Ministre des Télécommunications Mme Concilie Nibigira, tranquillise les commerçants et les détenteurs des postes téléviseurs que la migration de l’analogique au numérique prévue fin cette année ne va pas occasionner des pertes de leur part.

    Selon Mme Nibigira, s’exprimant dans une conférence de presse ce mardi à Bujumbura, elle souligne que le « Gouvernement est au pied d’œuvre » pour s’intégrer doucement dans cette nouvelle technologie.

    Selon la ministre, le choix du premier transfert a porté sur la télévision car, souligne-t-elle, la télévision est un objet de luxe et ce n’est pas n’importe qui qui peut s’acheter un poste téléviseur, ce qui prouve à suffisance que la migration de l’analogie au numérique ne causera pas de problème, car il concerne un nombre d’usagers un peu limité, comparé à la radio, dont la migration est fixé en 2020.

    Le pays s’active de plus en plus vers un développement numérique, mais aussi vers la fibre optique, selon toujours Mme Nibigira. Depuis avril dernier, révèle, t-elle, les travaux d’installation de la fibre optique ont été lancés, et deux sites ont été choisis pour le début de ces travaux.

    Le premier site est Ngozi, un site proche du Rwanda et dont les câbles pourront été connectés à ceux du Rwanda. Un autre site, selon Mme la ministre des télécommunications est celui de l’est du pays, mais aussi du centre, comprenant Gitega et Cankuzo. Ce site pourra être branché sur les réseaux de la Tanzanie, à l’est du Burundi.

    Aucune motivation fantaisiste ou politique n’a guidé le choix de ces deux site, rassure la ministre, appuyée par le directeur technique du Secrétariat Permanent des Technologies de l’Information et de la Communication SETIC, Ir. Pierre Ndamama.

    Ce dernier, souligne par ailleurs que dans les prochains jours, un troisième site pourra être créé au sud du pays, dans la localité de Mugina, pour être lui aussi connecté aux câble de la Tanzanie.

    Notons que la fibre optique se construit sur financement du Gouvernement du Burundi, en hauteur de 10.5 millions de dollars, et des opérateurs privés de la téléphonies mobiles dont Leo Burundi, Africell, Econet, Onamob et CBINet, qui vont contribuer un montant de 7.5 millions de dollars américains et qui ont déjà versé un montant de plus de 3 millions de dollars dans ces travaux. Ces cinq opérateurs ont mis en place, ce qu’ils ont appelé, Burundi Blackbone System (BBS) qui a signé un contrat à son tours avec le géant chinois ZTE Company pour l’installation de ce réseau.

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