
Le président de l’association Parole et Action pour le Réveil de la conscience et le Changement des Mentalité, Parcem, Faustin Ndikumana a animé un point de presse ce lundi 11 juin 2012 sur la nécessité pour la BRB d’organiser les états généraux suite à des difficultés monétaires auxquelles fait face actuellement la Banque Centrale.
De la part de Faustin Ndikumana, la banque centrale a relégué à l’écart les secteurs clés pour le développement économique du pays en particulier le domaine agricole.
Pour lui, au lieu de favoriser les investissements dans le secteur privé notamment à travers les crédits, la banque centrale se préoccupe uniquement du secteur public.
La libéralisation du secteur bancaire est aussi entachée d’imperfection selon toujours Faustin Ndikumana. Les banques, pour question de survie, se rabattent sur la hausse des taux d’intérêt bancaires de la part des clients selon lui.
Il a indiqué que les défis budgétaires sont d’autres difficultés pour la Banque Centrale. Le recours aux bons de trésors par la Banque Centrale constitue un vice de procédure susceptible d’occulter davantage de problème sur la valeur de la monnaie Burundaise, dit-il.
Selon lui, la maturité dans la gestion de l’économie par la Banque Centrale se cherche encore. “C’est pourquoi, nous avons envoyé une correspondance au gouverneur de la Banque Centrale à trravers laquelle nous lui demandons d’inclure toutes les personnes morales et physique concernées par la question,” a-t-il indiqué.
Pour le moment la BRB n’a pas encore réagi sur cette nécessité pour elle d’organiser ces états généraux endéans un mois. La semaine écoulée, les banques et établissements financiers avaient exposé un problème de liquidité.
Gaspard Sindayigaya avait répliqué de sa part en disant qu’une préoccupation de la part des établissements financiers résidait dans le fait que la récolte du café avait été bonne au cours de cette saison. Mais toujours est-il que ce problème reste évident selon le Parcem.



