
Depuis que l’affaire d’un probable blanchiment d’argent ait défrayé la chronique des médias, Mohamed Rukara n’a pas encore réagi. Tour à tour, les citoyens et autres personnalités de ce pays lui demandent de réagir sur cette infraction qui pèse contre sa personne mais jusqu’à présent même les portes paroles, qui souvent parlent à sa place, se sont gardés de s’exprimer sur la question.
Mardi 11 juin 2012 en effet, l’ancien ministre de la justice aujourd’hui membre du courant de la réhabilitation du parti Uprona Jean Baptiste Manwangari lui a demandé de sortir de son silence ou de déposer sa démission pour sauvegarder son honneur. Pour cet homme politique de l’Uprona de la réhabilitation, cette situation met l’institution dans une crise sans précédent.
La confiance envers l’institution de l’ombudsman est mise en cause suite à cette polémique autour d’une enveloppe de plus de deux milliards qui aurait été retrouvé dans sa valise lors de son voyage en Belgique en avril de cette année. La chambre basse du parlement devrait sans plus tarder s’exprimer sur cette crise institutionnelle pour l’intérêt du pays selon lui.
Les enquêtes devraient dans les plus brefs délais avoir lieu pour mettre de la lumière sur cette information, qui aujourd’hui n’est pas sans défrayer la chronique de l’actualité car visiblement l’ombudsman est jusqu’à présent présumé innocent selon lui.
Les réactions de l’Olucome et de Parcem , deux associations engagées dans la lutte contre la corruption et les malversations économiques, sont aussi non moins proches de celle de Manwangari Jean Baptiste, pour l’intérêt de sa personne et de l’institution dont il est responsable en chef devrait quitter le tablier .
Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, qualifie de salutaire le fait que la Belgique ait pris en main le dossier de Mohamed Rukara. Faustin Ndikumana, le président de Parcem de sa part tout en indiquant que l’enrichissement illicite est une triste réalité au Burundi, signale que dans l’avenir la société civile va s’engager dans une campagne en faveur de l’adoption d’un projet de loi portant sur la lutte contre l’enrichissement illicite dont seraient responsables les autorités Burundaises.




