Les non dits des micro finances

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    Au cours d’une conférence sur l’état de l’inclusion financière au Burundi qui a eu lieu ce mercredi 13 mai 2012, les participants ont accusé les responsables des établissements micro financiers de s’écarter des normes régissant les micro finances dans l’octroi des crédits.

    Les micro finances exigent en effet des garanties aux demandeurs de crédits alors que cela ne relève pas de leurs compétences selon le conférencier du jour. De la part de ces participants, ces micro finances ont plutôt pour devoir d’être plus proches de ceux qui ont peu de moyens, raison pour laquelle, selon eux, les taux d’intérêts qui leur sont exigés ne sont pas élevés normalement.

    De la part de ces personnes, l’utilisation de la ligne de crédit appelée linéaire constitue un écart par rapport à l’agenda des micro finances depuis leurs créations. Hélas, pour les conférenciers surtout les professeurs d’universités, les micro finances profitent de la méconnaissance de la population pour adopter cette stratégie qui leur est utile.

    Les demandeurs de crédits apposent des signatures sur des documents dont ils n’ont aucune connaissance ont-ils indiqué. Pour eux, toutes les micro finances ont l’obligation d’utiliser le taux dégressif dans l’accord des crédits. Une différence énorme existe en effet entre les systèmes bancaires linéaire et dégressif dans l’accès aux crédits. Avec le système linéaire, la somme d’argent à payer au fur et à mesure que les mois avancent ne change pas.

    Après deux ou trois ans, l’analyse financière montre qu’avec le taux linéaire l’intérêt au lieu d’être de 18% comme cela avait été dit par le responsable financier a monté vers plus de 40%. Le conférencier comme par les professeurs d’universités et autres ont dit qu’en général, le taux de crédit est une véritable pagaille dans les micro finances parce qu’il varie entre 6 et 48%.

    De la part des participants les micro finances au Burundi devraient adopter le système dégressif pour ne pas gagner beaucoup et en violation des normes pendant l’octroi des crédits. Le gouverneur de la BRB a indiqué à la presse que l’institution dont il a la charge n’ ya aucune responsabilité.

    Au Burundi, plus de 80% de la population ont moins de 50.000 Fbu par mois soit moins de 30 dollars selon les résultats de cette enquête.

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