Revue du 16 juin 2012

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    {{Rukara a peur, estime Pancrace Cimpaye à travers l’agence Net Press.}}

    Pancrace Cimpaye tente de décrire le médiateur après les événements qui lui sont arrivés dernièrement. Pour lui, le silence assourdissant de l’ombudsman témoigne bien la situation controversée dans laquelle il se trouve. C’est signe qu’il plaide coupable.

    Si le passeport diplomatique de Mohamed Rukara facilite le transport des sommes d’argent colossales et de la drogue, poursuit Net Press, cela compromet ce document de voyage, les facilités et les honneurs qui l’accompagnent. M.Cimpaye souligne que cette image que de telles personnalités veulent coller à notre pays ne serait pas honorable dans le concert des nations civilisées. Voilà une autre raison qui milite en faveur de la prise des mesures conservatoires contre Mohamed Rukara: la sauvegarde de l’honneur et de l’image de la nation burundaise. Ici, Pancrace Cimpaye interpelle le parlement burundais.

    L’Assemblée Nationale, pas prête pour décider du sort de Mohamed Rukara, d’après le site du journal Iwacu. Le vice-président de l’Assemblée Nationale, affirme que cette institution est consciente de l’ampleur du dossier d’enquête sur le placement d’une grosse somme d’argent en Belgique par l’ombudsman burundais.

    Il signale que l’Assemblée Nationale a décidé de se concerter pour analyser ce dossier avant la mise en place d’une commission spéciale d’enquête comme le prévoit la loi du 25 janvier 2010, sur la mise en place et le fonctionnement de l’institution de l’ombudsman qui précise que si des accusations pèsent sur ce dernier, l’Assemblée Nationale met sur pied une commission spéciale d’enquête.

    {{Mujeri n’a plus d’argent ; c’est du moins ce que l’on peut lire sur la caricature de l’hebdomadaire Iwacu.}}

    Deux amants, sinon, deux conjoints se parlent ; discutent, visiblement autour d’un problème d’argent. A côté d’eux, un petit bonhomme écoute attentivement la discussion. La femme demande : chéri, fais-moi de l’argent, je veux aller au marché. Et l’homme de répondre : je n’ai pas d’argent non plus au Burundi, il n’y en a pas. L’argent se trouve en Belgique.

    {{Un délinquant mérite-t-il la mort, s’interroge l’hebdomadaire Iwacu. Il parle ici de ce militant du parti MSD de Gitega qui a été retrouvé mort en commune Nyabihanga de la province mwaro.}}

    Le gouverneur de Gitega a raté l’occasion de se taire. Les bourreaux de Juvénal Havyarimana seraient des agents de sécurité commandités par le commissaire provincial adjoint de la police à Gitega.
    Comme si un délinquant n’avait pas le droit de vivre, sylvestre Sindayihebura déclare : il n’y a pas de torchon qui brûle dans le site des déplacés de Bugendana dont Juvénal Havyarimana est originaire. Nous avons des informations qu’il était un délinquant qui faisait partie d’une bande armée.

    {{Un agent du service national de renseignement à Kayanza accusé de corruption selon l’agence burundaise de presse.}}

    Il s’agit de Grégoire Nsanzamahoro qui a été attrapé le 7 juin quand il venait de percevoir de l’argent en guise de corruption. La victime indique que Nsanzamahoro lui avait toujours terrorisé, l’accusant d’avoir une femme rwandaise et lui avait même donné 500.000fbu pour survivre un peu.

    Ce jeudi même il venait de lui donner encore 50.000Fbu et a alors averti la brigade anti-corruption de Kayanza qui a à son tour instruit et transmis le dossier le lendemain à la cour anti-corruption de Bujumbura.

    {{En page éducation, cinq enseignants ont été emprisonnés, accusés de participation aux actes de terrorisme. Libérés en avril dernier, ils éprouvent des difficultés de réintégration, constate le site du journal Iwacu.}}

    Ils avaient été arrêtés en décembre 2011 pour être libérés vers fin avril 2012. Le Directeur Provincial de l’Enseignement à Karusi leur avait dit que leur question de réintégration sera résolue au niveau du ministère de l’Enseignement primaire et secondaire.

    Eulalie Nibizi, présidente du Syndicat STEB, accuse le DPE Karusi de les avoir déroutés car, c’est lui-même qui devait envoyer la correspondance au ministre et non ces enseignants.

    {{
    Le port de Bujumbura reste sous-exploité malgré les potentialités économiques offertes par le lac Tanganyika, constat du journal le Renouveau du Burundi.}}

    Le grand canal provenant de la commune urbaine de Buyenzi se déverse dans le lac entraînant toutes sortes de déchets. Du côté arrière de la Brarudi, un autre canal de la rivière Ntahangwa se jette directement dans le lac avec d’énormes quantités de sable.
    Le quotidien gouvernemental déplore que le quai pétrolier qui existait dans le temps au port de Bujumbura ne soit aujourd’hui qu’un souvenir.

    {{
    Engagements suspendus en raison de la révision budgétaire, écrit le site « arib.info »}}

    Le ministère burundais des Finances et de la Planification du développement économique a suspendu tous les engagements en raison de la révision budgétaire 2012 en cas de force majeure : salaires et dettes et cela en attendant l’aboutissement de la loi révisée.

    Selon lui, cette révision budgétaire s’explique par le besoin de diminuer le niveau des dépenses. Le financement intérieur du budget 2012 prévoyait près de 59 milliards de Fbu, mais les statistiques disponibles montrent que ce montant ne peut pas dépasser 30 milliards Fbu.

    Richard Nzokizwanimana et Léonce Bitariho

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