
{{La nouvelle qui a fait la une des journaux cette semaine est celle de la condamnation à perpétuité du journaliste Hassan Ruvakuki par le tribunal de grande instance de Cankuzo.}}
Le journal Iwacu se demande dans un éditorial, si cette condamnation est un verdict ou un message. Et de conclure que Ruvakuki n’a jamais bénéficié d’un procès équitable. Donc, pas de verdict du tout. Il s’agit d’un message plutôt terrible qui a été envoyé à tous les professionnels des médias surtout indépendants.
Par ce message, poursuit l’éditorialiste, les journalistes indépendants ont deux choix. Se résigner ou résister. Se résigner à la veille de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, ou résister en continuant leur travail, advienne que pourra.
Et Net Press de se demander si les professionnels des médias privés mettront leurs menaces à exécution. Cette agence en ligne rappelle des informations de l’hebdomadaire Iwacu qui circulaient en coulisses au sein des rédactions des médias privés, annonçant que les journalistes pourraient « boycotter » les cérémonies du 50ème anniversaire de l’indépendance au cas où cette fête serait célébrée alors qu’Hassan Ruvakuki se trouverait toujours en détention.
A en croire Iwacu, le boycott annoncé pourrait prendre la forme de la non-assistance aux cérémonies, de ni diffuser ni écrire un seul mot ou une seule ligne sur les cérémonies. Les radios se contenteraient alors de diffuser de la musique classique, synonyme de deuil, entrecoupée par les informations relatives au verdict d’un procès « de la honte », selon l’Union burundaise des journalistes.
Face à cette condamnation, des réactions sont tombées comme des grêles. A travers l’hebdomadaire Iwacu, maître Onésime Kabayabaya, avocat de la défense d’Hassan Ruvakuki estime que le procès de son client ne devrait pas avoir lieu car, aucune charge n’est retenue contre lui. Et au président de l’APRODH de dire que la décision était prévisible car le procès était caractérisé par de nombreuses irrégularités dès le début.
Vincent Nkeshimana, président de l’association des radiodiffuseurs, trouve que Ruvakuki est victime de sa profession. Du côté de l’Observatoire de la presse burundaise, Innocent Muhozi dit que cela ne fait que ternir l’image du pays. L’union Burundaise des Journaliste quant à elle compte recourir à d’autres juridictions selon Jérôme Niyonzima, vice président de l’UBJ. A travers Net Press, Pacifique Nininahazwe, délégué général du FORSC recommande à la justice burundaise de rendre des jugements selon le droit et non en tenant compte des injonctions reçues de quelque part.
Pour cette condamnation, le journal Iwacu met en baisse le tribunal de grande instance de Cankuzo pour avoir condamné Ruvakuki alors que le procès avait été entaché de beaucoup d’irrégularités.
Et en coulisse dans le même journal, 2800 détenus ayant purgé un quart de leurs peines pourraient être libérés avant le 1er juillet prochain.
Toujours dans les coulisses d’Iwacu, la BRARUDI pourrait lancer un nouveau produit ce 1er juillet, cette bière porterait le nom de jubilé et serait fabriquée exclusivement à base de matières locales.
{{ADC-Ikibiri : un pour tous, tous pour un en 2015.}}
Selon Iwacu, les partis regroupés au sein de l’Alliance des Démocrates pour le changement vont former un seul bloc pour remporter les prochaines élections de 2015. La raison avancée, c’est d’éviter d’être éparpillés selon François Bizimana du parti CNDD, qui ajoute que le défaut des politiciens burundais est de demander à la population de voter pour eux, sans avoir expliqué leurs programmes.
{{L’agence burundaise de presse écrit sur un vol des cartes de recharge d’une valeur d’environ trois millions de Fbu dans l’agence Bip télécom de Muramvya.}}
Ce vol a été perpétré mardi de cette semaine qui touche à sa fin à l’agence de télécommunication qui se trouve à quelque 100 mètre du bureau provincial de Muramvya. Les cambrioleurs non identifiés ont aussi volé 40 kilos de sucre.
{{Le lycée Makamba lourdement endetté.}}
Ce lycée à régime d’internat, doit à ses fournisseurs de vivres plus de 30 millions de Fbu, le directeur l’a révélé à l’Agence Burundaise de Presse. Les raisons avancées sont dues aux fluctuations des prix des denrées alimentaires sur le marché.
{{Le billet policier a failli couter la vie à un motard, selon l’hebdomadaire.}}
Il s’agit d’un billet de 2000Fbu que le policier Lionel Nimbesha de la position du chef lieu de la commune Rugombo demandait à un motard du nom Innocent Barutwanayo, chaque fois qu’il passait à côté de cette position et qu’il refusait. Il a donc failli succomber sur les coups de ce policier.
OPC2 Jérôme Ntibibogora, commissaire de police à Cibitoke promet des sanctions sévères à ce policier car il n’a pas agi au nom du corps de police.
Par Léonce Bitariho et Richard Nzokizwanimana


