Diminution du Budget de l’Etat : Où va le peuple ?

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    Le ministère des finances, Tabou Abdallah Manirakiza a expliqué aux parlementaires ce mercredi que la crise économique qui bat son plein en Europe et la mesure de détaxation des prix des produits première nécessité sont les motivations principales du décret loi portant diminution du budget de l’Etat pour l’exercice en cours.

    S’exprimant devant l’Assemblée Nationale, le ministre Tabu Abdallah a indiqué que la crise économique en Europe a provoqué la baisse des transferts d’argent par la diaspora burundaise et la baisse des aides financières des bailleurs de fonds, ce qui se traduit par un non décaissement de plus de près de 26,6 milliards de Fbu.

    Il a précisé que, pendant les cinq derniers mois, les cours de pétrole ont connu une variation vertigineuse qui a créé un impact déficitaire de 25 milliards de Fbu.

    A cela s’ajoute la mesure de détaxation des prix de première nécessité qui a été prise par le président Pierre Nkurunziza dans la foulée des revendications sur la cherté de la vie selon Tabou Abdallah Manirakiza.

    Il a indiqué que l’impact de cette mesure sur les recettes est un déficit de 10 milliards de fbu.

    L’autre choc de financement intérieur sur le budget est la difficulté des trésoreries manifestes des banques. Tabou Abdallah Manirakiza a indiqué qu’il s’attendait à plus de 59 milliards de financement, qui hélas n’ont pas été disponibles.

    Pour pallier les difficultés budgétaires, le gouvernement a introduit une augmentation des taxes sur les produits comme la bière les limonades, le vin, le tabac, suite à ce nouveau projet de loi pour combler 23, 9 milliards estime le ministre des finances.

    Bien que les occidentaux aient accepté d’appuyer le gouvernement malgré, ils n’ont pas tenu à leurs promesses, l’occasion sera pour les Burundais de savoir être conséquente à ce comportement des occidentaux c’est-à-dire qu’ils vont voler de leurs propres ailes selon lui.

    L’Occident aurait refusé de soutenir le Burundi suite aux multiples cas de violations des droits de l’homme observés ici et là à travers le pays selon du moins les considérations de certains Burundais mais le ministre des finances a dit qu’il ignore les critères que les occidentaux mettent en avant pour les pays en voie de développement.

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