Les caféiculteurs appellent le Gouvernement à sauver le secteur café

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    Les organisations des caféiculteurs burundais appellent le Gouvernement burundais à relever le domaine du café au moment où, ces derniers jours, les cours mondiaux du café n’encouragent pas les caféiculteurs.

    Dans sa conférence de presse, Joseph Ntirabampa se montre inquiet du silence du Gouvernent et surtout le non déblocage de l’argent pour sauver ce produit, qui, selon lui, fait entrer dans les caisses de l’Etat plus de 70 % de revenues.

    Le président de la Confédération des caféiculteurs CNAC Murima w’Insangi fait savoir qu’avant la politique de la libéralisation du café, le Gouvernement avait mis en place un Fond de Stabilisation du secteur caféicole, qui aidait à donner même des avances aux caféiculteurs ayant vendu leur cerise.

    Pour le CNAC Murima W’Insangi, cette faveur n’existe plus ! Le président du CNAC souligne que le Gouvernement refuse toujours de subventionner le café. Il lui demande de libérer ces 9 milliards de francs burundais qui sont actuellement sur le compte de l’Autorité de Régulation de la Filière Café, l’ARFIC, car, laisse t-il entendre, cet argent appartient à la filière café et non à l’ARFIC lui seul ou au Gouvernement.

    Un autre grand problème pour les caféiculteurs comme le fait savoir le président de la confédération des caféicultures est le retard dans le payement des fermiers.

    Depuis le mois de février, aucun caféiculteur n’a encore été payé par les acheteurs sur le café cerise vendu chez ces opérateurs, soulignant même que visiblement, le payement pourrait prendre plusieurs jours, voir des mois, suite au manque de fonds suffisants dû au désengagement de l’Etat dans ce secteur.

    C’est cette situation, selon Ntirampeba, qui est à l’origine du recul de ce secteur, un secteur pourtant, moteur de l’entrée des devises dans le pays. Selon lui, ne pas financer le secteur du café correspond à couper un arbre sur lequel on est assis.

    La filière café est un secteur qui divise jusqu’à présent et sa privatisation devient un facteur de perte de souveraineté comme l’a souligné, il y a quelques jours, le président du Parti des Travailleurs et de la Démocratie (PTD).

    Ce dernier a lancé une campagne à l’échelle nationale pour demander au Gouvernement de re-nationaliser les entreprises déjà privatiser, à commencer par le café.

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