La Banque centrale s’acquitte de ses responsabilités ?

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    Le représentant légal de l’Organisation Non Gouvernementale, Parcem, Parole et Action pour le Changement le réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités, Faustin Ndikumana, indique que les taux de crédits bancaires élevés résultent de l’absence de libéralisation du secteur bancaire et du manque d’implication de la BRB dans la limitation des taux de crédits.

    Cette réaction de Parcem fait suite aux déclarations du Syndicat Général des Commerçants, SYGECO, à travers son président, Audace Bizabishaka, qui dit que les banques se sont regroupées en une association qui décide des taux de crédit de la part des clients. Audace Bizabishaka dit que cette association fait la pluie et le beau temps au lieu de laisser la porte ouverte à la concurrence.

    De la part de Faustin Ndikumana, ces banques profitent de l’ignorance de la population dans la façon dont les crédits sont demandés. Il dit qu’en général, les clients sont contraints au système de crédit dit linéaire, cher à payer.

    Outre que le crédit linéaire est élevé, les banques et les établissements financiers s’approvisionnent dans la banque centrale à un taux directeur de plus de 12 pour cent, soit le taux directeur le plus élevé dans la sous la sous région selon lui. De la part de Faustin Ndikumana, ce taux directeur accule les banquiers et chefs d’établissements financiers à élever davantage les taux de crédits pour ne pas travailler à perte.

    La personne X a contracté un crédit de 1.2OO.OOOfBU à la BNDE à rembourser en deux ans. Il a reçu 94O.OOOfbu. Pendant les deux ans, il a payé 1.6O.OOOFbu. Pour lui, il ya un écart énorme entre la somme d’argent à payer comme crédit et celle qui a été transférée sur son compte.

    Faustin Ndikumana estime que ces deux variables expliquent aujourd’hui la grogne des clients des banques qui contractent les crédits.

    Le président de SYGECO dit, la mort dans l’âme, que les banques ont vendu les hypothèques de certains clients suite à ces taux élevés.

    Pour venir à bout de cette difficulté qui, selon lui, ne favorise pas le développement économique, la banque centrale devrait amener de l’ordre dans le système bancaire burundais notamment en adoptant le taux directeur le moins élevé.

    Ce faisant, telle sera aussi une opportunité pour les banques de réduire aussi les taux d’intérêt pour les demandeurs de crédits. L’association des banques devrait être supprimée pour permettre la libre concurrence comme dans le secteur de la télécommunication aujourd’hui.

    La BRB a dit depuis longtemps que l’amélioration des conditions d’accès aux crédits n’est pas dans les prérogatives de cette institution. Cette réaction, qui sème un tollé général aujourd’hui, est interprétée par le SYGECO comme une manière pour la BRB de s’écarter de ses missions.

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