
Au cours de sa première sortie médiatique depuis la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Burundi, Zéphyrin Maniratanga, président de la commission de préparation de cette fête, a dit que la journée restera gravée dans la mémoire des Burundais.
Zéphyrin Maniratanga a dit qu’à travers tout le pays les citoyens ont montré à la face du monde qu’ils sont contents de l’indépendance du Burundi. Ici et là dans les provinces, beaucoup de Burundais ont pris part à ces cérémonies dont les défilés qui ont duré plus de 4 heures parfois.
Il se réjouit que les amis du Burundi soient venus nombreux se joindre aux autres dans cette fête.
“Sur plus d’une vingtaine de pays invités normalement, nous avons reçu des délégations venues de plus d’une quarantaine de pays dans cette fête,” a-t-il indiqué.
Zéphyrin Maniratanga estime que les amis du Burundi dans cette célébration ont été aussi nombreux suite à l’image de ce pays au niveau de la communauté internationale.
La contribution du Burundi dans la recherche de la paix dans la plupart des pays en est un élément catalyseur selon Zéphyrin Maniratanga.
De l’administration aux institutions chargées de la paix et de la sécurité en passant par la population à la base tout le monde mérite des lettres de noblesse pour avoir donné sa contribution dans cette célébration, a-t-il souligné.
{{Des imperfections n’ont pas cependant manqué}}
Bien que cette célébration de l’indépendance ait symbolisé joie et allégresse pour les Burundais, tout n’a pas été rose au cours de cette fête selon Zéphyrin Maniratanga. Les enfants n’ont pas eu l’opportunité de prendre part à ces cérémonies comme les autres Burundais. Certaines des personnalités qui avaient droit aux places dans la tribune n’en ont pas eu accès, selon Zéphyrin Maniratanga. Comme arguments le président de la fête de célébration de l’indépendance dit que plus de 150.000 enfants en ont été écartés faute de temps.
Certaines personnalités, dont le président de la cours suprême, n’ont pas eu accès aux places dans la tribune d’honneur parce les invités de marques furent nombreux plus que prévus selon lui.
Zéphyrin Maniratanga qualifie de sentimentaliste une certaine opinion qui estime que le Burundi, l’un des trois derniers pays pauvres sur l’échiquier international, a investi beaucoup de sous dans cette célébration.
«Vous n’avez qu’à voir les consommations des autres pays dans pareilles circonstances pour saisir que nous avons beaucoup dépensé,” a-t-il indiqué. Il n’a pas été clair sur la somme d’argent qui a été utilisé pour cette circonstance.
Quant aux polémiques sur le choix des œuvres de nature à marquer les 50 ans d’indépendance du Burundi qui, selon les observateurs, aurait été teinté de manque de reconnaissance par le pouvoir actuel des réalisations d’avant l’accession du parti CNDD-FDD au pouvoir, Zéphyrin Maniratanga a dit que les œuvres qui furent choisies ont été réalisées par les Burundais eux-mêmes sans aucune contribution de la part de l’étranger contrairement aux réalisations d’antan, raison pour laquelle elles furent choisies par la commission.
Jusqu’au 28 de ce mois de juillet, des descentes auront lieu à travers tout le pays pour l’inauguration de ces œuvres qui ont été réalisées toutes pendant le règne du parti au pouvoir.
Plus d’un estime que telle sera une aubaine pour le parti au pouvoir de faire campagne électorale en faveur du parti CNDD-FDD. Le président de la commission de préparation de la fête de 50 ans de l’indépendance a dit qu’ils vont inviter la population qui les a construites pour festoyer uniquement.
«Au lieu d’être une récupération politique, un tel comportement relève plutôt de la culture burundaise”, a-t-il souligné.




