Ouverture de l’année scolaire 2012- 2013 sur fond de difficultés

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    Ce lundi, l’année scolaire 2012-2013 a commencé, les difficiles conditions de travail aussi. C’est du moins ce que l’on peut dire au regard des points de vue de certains directeurs provinciaux de l’enseignement que la Radio contactés. Les bancs pupitres, les enseignants, les tôles pour les salles de classes, sont certains des besoins de ces élèves et les écoliers à l’ouverture de cette année scolaire.

    {{ Difficiles conditions d’étude des enseignés}}

    Dans les différentes directions provinciales de l’enseignement, les salles de classes manquent beaucoup de matériels scolaires suite aux cas de réussites qui ont été nombreux au concours national. Cela est vrai dans la certaines écoles en province de Karuzi où par exemple, comme le confirme le directeur provincial de l’enseignement sur place, les écoles récemment construites manquent de banc pupitres, d’autres infrastructures scolaires n’ont pratiquement pas de tôles.

    En commune de Buhiga par exemple, plus de 700 élèves vont suivre les cours dans quatre salles de classes. Les besoins en enseignants se posent aussi avec acuité dans les provinces. Pour illustrations, la direction provinciale de Gitega accuse un manque de plus de 500 enseignants uniquement au secondaire comme le confirme le directeur provinciale de l’enseignement dans cette province.

    Dans la province de Bururi, plus de 46 milles bancs pupitres sont nécessaires tandis que plus de 600 enseignants devraient aussi se présenter mais ils n’ont encore été engagés par la fonction publique au cours de cette année scolaire comme l’a dit le directeur provincial la semaine dernière.

    Les problèmes dans le secteur de l’éducation, c’est aussi en province de Muyinga où la province a extrêmement besoin d’enseignants ayant étudié à l’Université comme le confirme le directeur de l’enseignement dans cette province.

    Pour illustration, la commune de Giteranyi sur la frontière avec la Tanzanie a ouvert neuf collèges communaux cette année scolaire, mais elle a du mal à trouver les enseignants qualifiés, notamment parce que le ministère de l’éducation n’a pas encore engagé les nouveaux aux enseignants.

    {{Les enseignants sont confrontés à des difficultés sociales}}

    Eulalie Nibizi, présidente du syndicat libre des travailleurs de l’enseignement au Burundi, dit que dans la plupart des provinces du pays, les droits pour l’accès aux parcelles pour le personnel enseignant comme ils avaient été négociés en 2001, sont en train d’être violés par les responsables politico- administratifs de ce pays.

    Suite aux négociations de 2001 entre les syndicats œuvrant dans le domaine de l’enseignement et le ministère de l’éducation sur les problèmes sociaux, le gouvernement de Bujumbura avait accepté de créer et appuyer un fond logement pour le personnel enseignant, selon Eulalie Nibizi dans une interview avec elle le mercredi de la semaine écoulée.

    Chaque année, le gouvernement avait accepté aussi de mettre à la disposition de ce fond une enveloppe de 300 millions de francs Bu pour permettre au personnel enseignant d’accéder au crédit à long pour construire leurs maisons, il aura fallu, selon les termes d’Eulalie Nibizi, près de sept ans pour que le fond enseignant puisse même engager les personnes qui travaillent dans ce fond.

    Dans la plupart des provinces du pays, c’est-à-dire là où les syndicalistes avaient été davantage actifs, la présidente du Syndicat STEB indique que les responsables provinciaux avaient accepté de mettre à la disposition du personnel enseignant 60% des parcelles dans chaque coin qui seraient érigées pour la construction des maisons.

    Pour le moment, Eulalie Nibizi estime que cette promesse n’a pas été tenue. «Aujourd’hui, la distribution des parcelles se fait dans la discrétion la plus totale et souvent à l’insu des enseignants», a-t-elle martelé

    Cette syndicaliste estime que le pouvoir de Bujumbura n’accorde pas à l’enseignant une place qui lui revient. Selon elle, le gouvernement de Bujumbura refuse de les traiter de manière efficaces en particulier parce qu’ils sont très nombreux dans ce pays.

    « Le pouvoir ignore qu’ils sont en train d’enseigner les enfants de ce pays qui sont d’ailleurs nombreux», regrette-t-elle.

    La grogne autour de l’injustice dans la distribution de parcelle fait aussi parler d’elle dans les provinces de Makamba , Bururi , Rutana et Cankuzo, selon les responsables syndicales contactés par téléphone.

    Autant de questions qui méritent des réponses de la part du ministre de l’éducation. Nous avons cherché le ministre de l’éducation sans succès. Son assistant nous a dit qu’il était en congé. De sa part l’assistant du ministre nous a dit qu’il était occupé par autres choses.

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