La communauté Barundi de la RDC en fuite vers le Burundi

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    Jusqu’à 18heure de ce mardi, plus de 400 personnes de nationalités congolaises composées essentiellement de femmes et d’enfants s’étaient réfugiées dans les enceintes de la zone Cibitoke, selon le gouverneur de la province de Cibitoke.

    Ces personnes sont des membres de la communauté Barundi et ont fui les tentions qui font parler d’elles entre la communauté Barundi et celle des Bafulero depuis un certain temps. Ce sont généralement les femmes et les enfants qui ont pris le chemin de refuge vers le Burundi.

    Pour le moment, certains d’entre eux dorment à même le sol et manquent cruellement à mettre sous la dent depuis qu’ils sont arrivés dans le pays de refuge. La localité manque cruellement d’eau et de lieux d’aisance.

    Le Haut Commissariat pour les Réfugiés, HCR a été sur place et a promis de déplacer ces réfugiés vers une autre localité dans laquelle ils peuvent voir leurs conditions de vies s’améliorer. Elle aurait décidé de les amener vers Bujumbura.

    Selon cette communauté Barundi, les membres de la croix rouge sillonnent les ménages des environs de la zone de Cibitoke où sont ces réfugiés pour pouvoir trouver les vivres pour eux en attendant que la promesse de cette Organisation Internationale se concrétise.

    Comme pomme de discorde, ces Bafulero ont refusé d’être gouvernés par un roi membres de la communauté des Burundi selon ces réfugiés.

    Ils indiquent également que cette communauté des bafulero a recu le soutien de la communauté du mai mai pour les attaquer, raison pour laquelle parents et enfants ont pris le chemin de l’exil.

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    Ce mardi vers l’après midi le ministre de l’intérieur Burundais, Edouard Nduwimana, s’est rendu sur les lieux. Il a dit que l’Office National pour la protection des réfugiés et apatrides va enquêter sur la nationalité de ces personnes avant de leur accorder asile.

    Après les enquêtes, ceux qui ne sont pas de nationalité Burundaises seront considérés comme réfugiés conformément à la loi tandis que les Burundais qui connaissent leurs familles d’origine vont rentrer chez eux.

    Le secrétaire d’ambassade de la RDC au Burundi n’as pas jugé bon de s’exprimer sur les médias bien qu’il ait été sur place

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    D’une superficie de 800 km², la plaine de la Rusizi est occupée par les Barundi qui y sont installés depuis de la moitié du 18ème siècle. Cette localité constitue la frontière commune avec les provinces de Cibitoke et de Bubanza au Burundi.

    Des liens familiaux très forts existent entre les populations kirundophones des deux rives de la Rusizi.

    Chrétiens catholique à plus de 80%, la communauté des Barundi vit sur des terres fertiles favorables à l’agriculture et à l’élevage. La richesse de cette région attire souvent la convoitise des Bafulero.

    Dès la fondation de la dynastie Banyakarama par Ntorogwe, les chefs coutumiers qui se sont succédé à la tête de la chefferie des Barundi sont :
    Ntorogwe : 1750-1800
    Makoro:1810-1818
    Rugendeza:1818-1830
    Rushimba:1830-1850
    Kinyoni I:1850-1904
    Mugabo:1904-1922
    Ndabagoye I:1922-1958
    Kinyoni II Félix:1958-1982
    Ndabagoye II Nsabimana Floribert :1982-25/4/2012
    Richard Nijimbere Kinyoni III : à partir du 5/5/2012

    Rappelons qu’à l’arrivée des Belges, le Mwami Kinyoni I s’est allié au front avec eux pour combattre les envahisseurs arabes dans le territoire d’Uvira.

    Comme la mise en application des acquis de la Conférence de Berlin a connu de retard dans la partie Est, ce n’est qu’en 1910 à l’époque du Mwami Mugabo que la frontière naturelle de la Rusizi entre le Burundi et le Congo fut rendue officielle et respectée.

    La délimitation des frontières entre le Burundi et la RDC a été fait selon l’entendement de la puissance tutélaire.

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