Rhétorique de guerre entre SYGECO et les banques

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    Le syndicat Général des Commerçants, SYGECO s’inscrit en faux contre les conclusions de la commission d’enquêtes ce vendredi, au cours d’une conférence de presse sur la problématique de l’analyse des garanties bancaires en vigueur au Burundi que ce syndicat avait toujours décriées.

    Selon Audace Bizabishaka, président de ce syndicat, cette commission avait été mise sur pied pour étudier ce cas car les litiges entre les commerçants et les institutions bancaires, qui ne datent d’ailleurs pas d’aujourd’hui, sont nombreux.

    Cette commission était essentiellement composée de représentants des banques selon le SYGECO. Ce dernier s’insurge contre les résultats de cette enquête en indiquant que les personnes concernées n’ont pas été consultées par ladite commission qui avait été mise en place par la deuxième vice présidence de la république du Burundi.

    Il s’étonne aujourd’hui de constater que cette commission ait demandé la vente des hypothèques par les banques. De la part d’Audace Bizabishaka, l’un des problèmes majeurs entre les banques et les commerçants est la capitalisation des intérêts qui se fait en violation de la loi.

    La loi en vigueur ne coïncide pas avec l’air du temps car elle date de 1927, estime encore le syndicaliste. Un professeur à l’Université du Burundi, Michel Masabo, parle de sa part de pratique bancaire illégale. Selon lui, l’usage de capitalisation d’intérêt est lourd de conséquences car il ouvre la porte à l’enrichissement illicite.

    Le SYGECO dénonce depuis un certain temps les multiples pratiques bancaires qui profitent uniquement aux banques notamment les taux d’intérêt bancaire, l’enrichissement illicite, la vente des hypothèques, et autres sous la bénédiction de la Banque centrale selon toujours Audace Bizabishaka.

    Il indique qu’une étude qu’elle a commanditée a montré que les banques et institutions financières au Burundi ont une liste de près de 19 milles personnes qualifiées de clients délinquants pour ne pas avoir été capables de payer les dettes à ces banques. Pour le moment elles ne peuvent être reconnues par aucune banque ici au pays.

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