Economie: des défis à relever pour le développement

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    La Banque Mondiale estime que le Burundi pourrait se développer économiquement à condition pour ce pays de faire face de manière efficace à trois principaux défis liés aux dépenses publiques, à la gouvernance économique et à la privatisation du secteur café.

    Dans une conférence de presse tenue ce jeudi à l’issu de sa visite au Burundi, Albert Zeufack, représentant de cette Banque dans cinq pays de l’Afrique à savoir le Burundi, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo, la République Unie de Tanzanie et le Rwanda, a indiqué que le gouvernement de Bujumbura devrait faire plus attention dans ses dépenses publiques.

    Il a dit que la Banque mondiale va d’ici peu mener des études sur l’analyse de la problématique des dépenses publiques dans le Budget de l’Etat et donner des propositions strictement techniques au gouvernement de Bujumbura en la matière.

    “A cause de la crise économique qui fait parler d’elle en Europe depuis quelques années, les bailleurs de fonds ont réduit de manière sensible l’aide publique au développement du Burundi. Le Burundi devrait par conséquent investir son budget dans des activités génératrices de revenus et qui profitent davantage aux populations”, a indiqué ce camerounais, auteur d’un grand ouvrage sur l’ajustement structural au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

    De la part d’Albert Zeufack , le Burundi fait aussi face à un problème de gouvernance économique.

    Sans jamais citer le mot corruption, ce camerounais cadre de la Banque mondiale estime que dans la plupart des pays, les textes de lois sont bien écrits mais là où le bas blesse, c’est la mise en application de ceux-ci.

    « Le Burundi s’est doté d’instrument juridique pour promouvoir la bonne gouvernance mais nous pensons que des étapes restent à faire », a-t-il souligné.

    Outre la gouvernance économique, le haut cadre de la Banque mondiale dans cinq pays de l’Afrique centrale dit que la privatisation du secteur café devrait avoir lieu sur base des préoccupations de la population burundaise.

    «Tous les intervenants dans le secteur café sont pour la privatisation du secteur café mais ils ne convergent pas sur la façon dont elle devrait être envisagée.

    «La privatisation du café ne devrait pas mettre à l’écart les intérêt de la population à la base puisque c’est elle qui contribue énormément pour sa production », a-t-il indiqué.

    La banque mondiale prévoit accorder un don de 350 millions de dollars américains au Burundi au cours des trois années à venir. Les discussions sont en cours entre le gouvernement de Bujumbura et cette institution financière internationale.

    Albert Zeufack indique que Burundi doit faire preuve d’innovations pour réaliser des progrès en ce qui est du développement économique.

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