
“La mission recommande au gouvernement de se retourner contre les administrateurs des communes de la province de Kayanza pour leur exiger de restituer au trésor public un montant de 1.065.293 .400Fbu”, c’est le contenu du rapport de contrôle des irrégularités dans la passation du marché de fourniture des plants fruitiers de 2011 par le ministère ayant en charge l’agriculture.
Selon ce rapport rendu public en septembre de cette année par le ministère à la présidence chargé de la bonne gouvernance et de la privatisation, mais dont l’OLUCOME, l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques se procure une copie ce lundi, la mission de contrôle a remarqué que le nombre de plants introduits pour payement et matérialisé par les accusés de réceptions était supérieur au nombre de plants réellement distribués à la population.
La mauvaise gestion de ce dossier par les administrateurs de la province de Kayanza a causé un préjudice au trésor public.
Les administrateurs communaux ont signé des accusés de réception totalisant 9.881.317 plants pour un montant de 3. 677. 311.500Fbu alors que les quantités réellement réceptionnées étaient de 6. 524 339 plants d’une valeur de 2.612.018.100Fbu.
La cellule de gestion des marchés publics a rayé de la liste certains et en a ajouté d’autres pour ouvrir la porte aux cas de détournements des fonds publics, indique encore ce rapport.
De la part de l’inspection général de l’Etat qui a fait cette étude, la période de passation des marchés n’a pas tenu en compte la période sylvicole afin que le projet puisse être aux bénéficiaires dudit projet.
Tous les administrateurs ont aussi signé des accusés de réception pour des quantités de plants qui n’ont pas été fournies selon les enquêtes que ladite commission a faites. Le président de l’Olucome demande à la justice burundaise de se saisir de ce dossier en traduisant ces administrateurs en justice.
Si réellement les données sont vraies, ce sont les communes de Gahombo et Muhanga qui viennent en tête dans ces détournements. Ces communes sont dirigées par des femmes respectivement par Jacqueline Ruragoka et Clémence Ntirampeba.



