
Le ministre de l’intérieur a accordé un mois aux partis politiques de s’entendre pour se trouver un porte parole représentant les partis de l’opposition regroupés au sein de l’opposition extraparlementaire et déclaré en même temps illégal l’ADC-Ikibiri.
Au cours d’une discussion houleuse entre les responsables des partis politiques avec le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a dit que, désormais, l’Alliance Démocratique pour le Changement, ADC, n’a plus raison d’être puisque les partis ne sont pas encore en campagne électorale.
Il a exigé aux gouverneurs de ne permettre jamais la tenue des réunions des partis politiques au nom de l’ADC-Ikibiri puisqu’elle ne jouit d’aucune légalité.
Même si certains partis politiques ont trouvé l’argument du ministre de tutelle fondé, beaucoup, surtout ceux qui sont regroupés au sein de l’ADC-Ikibiri, se sont de manière vigoureuse opposés à la position d’Edouard Nduwimana.
Le professeur Juvénal Ngorwanubusa du MRC a qualifié d’illogique le fait de les obliger de se chercher un seul et même porte parole alors que les partis politiques n’ont pas une même idéologie politique.
Les partis politiques ne sont pas obligés de se déclarer de l’opposition ou pas, mais plutôt que seul le public le constate.
« Dites nous M. le ministre si derrière cette argument il n’y aurait pas un agenda caché », demande formulé par Prof. Ngprwanubusa au ministre de l’intérieur.
Le vice président du parti Frodebu a de sa part dit que ce parti n’hésitera pas à aller voir le ministre de tutelle pour lui demander de revoir sa décision qu’il veuille ou non.
Cette décision arrive au moment où les partis regroupés au sein de l’ADC-Ikibiri font leurs activités en synergie depuis près de six mois. Le ministre de l’intérieur a empêché ces activités plus d’une fois dans les provinces de Bururi et Bubanza.




