
Plus de 60 journalistes burundais ont fait marche manifestation pour réclamer une justice en faveur du journaliste Hassan Ruvakuki qui vient de passer plus d’une année ce mardi matin pendant près de 30 minutes. Pendant cette marche manifestation, les journalistes ont fait le tour des locaux abritant le parquet général de la république sans pancartes à la main.
Selon Alexandre Niyungeko, président de l’Union Burundaise des Journalistes, UBJ , les journalistes ont voulu montrer à la communauté nationale et internationale qu’ils ont besoin que leur confrère Hassan Ruvakuki soit libéré. Pour lui, aussi longtemps que Hassan Ruvakuki ne sera pas libre, les journalistes viendront réclamer que justice soit rendue non seulement pour lui, mais pour d’autres victimes de parodie de justice au Burundi éparpillées ici et là travers le pays.
Alexandre Niyungeko a fustigé les propos du porte parole de la cour suprême qui avait indiqué que notre confrère ne pouvait pas bénéficier d’une libération conditionnelle. Pour le président de l’UBJ cela relève de l’inédit car Hassan Ruvakuki n’a commis aucune infraction.
Au moment où les journalistes présents dans cette manifestation étaient en général ceux de la presse privée, le président de l’Union Burundaise des Journalistes a indiqué que même la population burundaise devrait se joindre à la presse à travers cette marche manifestation pacifique. Pendant cette marche manifestation, la police avait été mobilisée pour empêcher aux journalistes de s’approcher des locaux et surtout de suivre de près les activités des manifestants.
Les journalistes ont indiqué qu’ils ne voulaient s’en prendre aux locaux abritant la prestigieuse institution qu’est parquet général de la république, mais de montrer qu’au Burundi la justice se cherche encore.
« L’essentiel pour nous n’était pas de nous en prendre aux locaux abritant le parquet général de la république qui étaient hyper protégés par la police mais de montrer qu’aussi longtemps que notre est sous les verrous la justice est une tare pour la société burundaise»
La cour d’appel de Gitega a en effet décidé de changer la qualification du jugement contre Hassan Ruvakuki. Le tribunal de grande instance de Cankuzo avait condamné Hassan Ruvakuki à la prison à perpétuité pour « actes de terrorisme ».
La cour d’appel de Gitega a décidé de reformuler le premier jugement le 8 de ce mois. Elle a condamné le journaliste de la radio Bonesha FM et correspondant de RFI en swahili à trois ans de prison ferme pour « s’être rendu coupable dans l’infraction de participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens».
L’ONG reporter sans frontières indique de sa part que le journaliste n’a pas eu une justice équitable.
Jusqu’à mardi de l’avant midi , plus de 1900 personnes et organisations avaient apposé leurs signatures sur une pétition qui a été posté sur le site de reporter sans frontière pour réclamer sa libération.




