
C’est devenu affaire Mwambutsa IV BANGIRICENGE. La dépouille de cet avant dernier monarque du Burundi totalise dix mois de séjours dans une pompe funèbre de Mérin à Genève après le plan avorté du gouvernement burundais de rapatrier son corps. Du nouveau dans cette affaire, c’est que le gouvernement du Burundi ne désarme pas, un plan B est déjà engagé devant un conflit ouvert entre membre de la famille royale, le roi Mwambutsa reste le seul enjeu.
Tout commence avec la correspondance du cabinet du président adressée à la princesse Estère KAMATARI, réaffirmant la ferme volonté du chef de l’état et son gouvernement « d’honorer » la sépulture digne du Mwami sur son territoire. Le chef de Cabinet civil du président, Général Alain Guillaume BUNYONI a tenu à préciser dans cette lettre que personne n’a droit de s’y opposer en se basant sur la dernière volonté du roi mwambutsa. La nièce du roi devrait donc retirer la plainte du tribunal suisse pour faciliter le retour au pays de la dépouille royale, mais elle n’est pas prête à céder. De paris où elle habite, la princesse poursuit les procédures judiciaires contre les responsables de l’exhumation du roi, le tribunal de grande instance de Genève a fixé au 29 février 2013, une audience au cours de laquelle Collette BERETE, une burundaise sexagénaire vivant en suisse et proche de la famille royale sera de nouveau entendu, elle devrait assumer les responsabilités dans l’exhumation du roi.
Les derniers rebondissements politiques dans cette affaire, c’est la tentative de négocier avec Kamatari, le ministre burundais des relations extérieures, de son passage à Paris en décembre dernier, tente de convaincre encore plus la princesse sur ce plan du gouvernement. Laurent KAVAKURE ne réussira pas indique les sources proches du camp Kamatari, justice sera faite, dira le ministre des relations extérieures.
Contre toute attente, un nouveau procès est ouvert cette fois au Tribunal de Grande Instance de Bujumbura sur requête de la fille du roi Rosa Paula IRIBAGIZA, ancien député du parti présidentiel. Mais l’avocat de la défense de KAMATARI ne tarde pas à critiquer l’incompétence du TGI de Bujumbura.
{{Au-delà du conflit, les intérêts }}
La dernière volonté du roi exprimée dans son testament de huit pages institut sa dernière compagne, Erika REGENFELDER comme la légataire universelle de l’héritage du Mwami Mwambutsa IV BANGIRICENGE. Cette autrichienne de quatre vingt ans qui a gardé jalousement ce document depuis 1977 fait aussi partie intégrante au conflit, ce qui complique encore plus l’espoir du retour de la dépouille royale.
Des complications, c’est aussi au niveau du financement accordé par le roi du Maroc pour rendre hommage à son homologue du Burundi.
Top secret reste cette enveloppe. Des sources du ministère des relations extérieures affirment que c’est l’ambassade du Burundi qui l’a négociée avec celle du Maroc à Genève, contacté par la rédaction Isanganiro, l’ambassadeur préfère ne pas s’exprimer. Les deux diplomates auraient leur part du “gâteau”, mais la mission s’annonce plutôt négociable qu’impossible, l’affaire devenu Mwambutsa IV BANGIRICENGE, le roi du Burundi dont le corps se trouve à Genève et la tombe à Muramvya.
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