Libération d’Hassan Ruvakuki : Des journalistes dispersés à gaz lacrymogène

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    Une centaine de journalistes burundais ont été dispersés ce mardi matin par la police à gaz lacrymogène lors d’une marche pour la libération d’Hassan Ruvakuki, condamné à 3 ans de prison en appel.

    Les journalistes qui s’étaient donné rendez-vous tôt ce matin devant le parquet de Bujumbura, ont trouvé que la police avait été déployée en grand nombre, mais ont fait comme d’habitude en marchant pacifiquement. Ici chaque mardi est réservée à une marche pacifique pour demander la libération de Ruvakuki, accusé d’avoir participé dans une réunion d’un groupe rebelle burundais à l’ouest de la Tanzanie.

    La police équipée de gaz lacrymogène, des matraques et des fusils a lancé des grenades lacrymogènes dans une foule de journalistes en pleine marche, causant ainsi une panique entre ces journalistes, les passants et même la population des environs, surtout ceux de quartiez asiatique près du Cine Cameo.

    « Qu’il soit libéré, il est innocent » laisse entendre un paysan sur le bord de la route près du Cinema de Bujumbura au quartier asiatique au vu des journalistes sous matraque et gaz lacrymogène de la police nationale.

    Les journalistes qui avaient répondu au rendez-vous en T-shirts blanches portant la photo du journaliste emprisonné en avant, ont décidé de continuer même dans l’avenir à revendiquer pour que le confrère de RFI (Swahili) et de Bonesha Fm soit libéré.

    Le directeur de Telé Renaissance Innocent Muhozi a été momentanément arrêté puis mis dans un véhicule de la police avant d’être relâché quelques minutes plus tard.

    Lors de cette marche, les journalistes comme Domitile Kiramvu de la RPA ont été touchés le plus par les gaz de la police, mais on ne signale pas de dégâts énormes.

    Le Directeur de la Radio Publique Africaine (RPA) Eric Manirakiza souligne que les journalistes ont été tabassés mais que ce n’est pas la fin de ce combat pour la libération d’Hassan Ruvakuki. Selon lui, les journalistes sont « engagés » à obtenir la libération du confrère Hassan Ruvakuki.

    Hassan Ruvakuki, en prison depuis Novembre 2011 a d’abord été condamné à une peine à perpétuité par le tribunal de Grande Instance de Cankuzo. Il fera appel et sera condamné en appel à 3 ans de prison.

    Actuellement, le Ministère de la Justice burundaise souligne que la libération conditionnelle d’Hassan Ruvakuki n’est pas possible suite à une interjection du procureur de la cour d’appel. Le procès d’Hassan Ruvakuki, devient dans le cas d’espèce non encore terminé. Le même ministère conseille plutôt aux avocats de Ruvakuki de se préparer pour l’étape qui suit, c’est-à-dire la cour suprême.

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